@informateur.ci- L’armée malienne a fermement rejeté les accusations faisant état d’une libération de détenus présumés terroristes en contrepartie de l’acheminement de carburant sur le territoire national. Dans un contexte marqué par de fortes tensions sur l’approvisionnement énergétique, les autorités militaires dénoncent une campagne de désinformation visant à fragiliser les forces de défense.
Intervenant face à la presse le lundi 30 mars, le colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a qualifié ces allégations de « pure manipulation».
Selon lui, ces informations relèvent d’un « terrorisme médiatique » orchestré pour nuire à l’image de l’armée et semer la confusion au sein de l’opinion publique. «Il n’existe aucun accord entre l’État malien et des groupes terroristes. Ces rumeurs sont infondées et participent à une entreprise de déstabilisation », a-t-il insisté, rejetant catégoriquement toute forme de compromis avec des groupes armés.
Ces accusations, relayées quelques jours plus tôt par certains médias, évoquaient la libération de plus d’une centaine de personnes soupçonnées d’appartenir au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette mesure aurait, selon ces sources, visé à garantir la circulation de convois de carburant jusqu’à la fête de Tabaski prévue fin mai.
Cette polémique intervient dans un contexte sécuritaire et logistique tendu.
Le Mali fait face depuis plusieurs années à des attaques répétées de groupes armés ciblant notamment les axes routiers, les sites industriels et les convois logistiques. Ces menaces ont perturbé l’approvisionnement en carburant, notamment dans la capitale, Bamako.
Face à ces défis, les autorités maliennes réaffirment leur détermination à ne céder à aucune pression et à poursuivre les opérations de sécurisation des corridors stratégiques, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement énergétique et la stabilité du pays.
Djah OPELY












