@informateur.ci- Les États-Unis ont versé environ 30 millions de dollars, soit près de 17 milliards de FCFA, au Cameroun dans le cadre d’un accord migratoire suscitant de vives controverses, selon des révélations relayées par le New York Times.
D’après ces informations, cet accord prévoit que le Cameroun accueille sur son sol des migrants expulsés du territoire américain, bien que ces derniers ne soient pas originaires du pays d’Afrique centrale. Le dispositif aurait été conclu sous l’administration de Donald Trump, avec l’aval du président camerounais Paul Biya.
Les documents cités indiquent que les fonds ont été débloqués le 12 janvier 2026 et transférés au Haut-Commissariat aux réfugiés du Cameroun. Quelques jours plus tard, un premier vol en provenance de la Louisiane aurait acheminé des migrants expulsés vers le pays.
Selon le New York Times, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large des États-Unis visant à externaliser la gestion des flux migratoires. Washington exercerait ainsi des pressions sur plusieurs pays pour qu’ils acceptent d’accueillir des migrants non ressortissants. Des données issues du Sénat américain évoquent au moins 25 États ayant conclu des arrangements similaires ces derniers mois.
Initialement, Paul Biya aurait dénoncé cet accord comme une forme de «chantage». Toutefois, il aurait finalement donné son feu vert, espérant notamment que certains opposants camerounais vivant en exil puissent être concernés par ces mesures, selon une source proche des autorités de Yaoundé.
Cette opération suscite de nombreuses inquiétudes sur le plan humanitaire. Plusieurs experts dénoncent une logique de marchandisation des migrants, pointant du doigt le lien direct entre assistance financière et politiques migratoires. Ils alertent également sur les conditions d’accueil et le respect des droits fondamentaux des personnes concernées.
Djah OPELY












