@informateur.ci- Patrick Achi a été choisi par le président Alassane Ouattara pour porter les couleurs du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à l’élection du président de l’Assemblée nationale, prévue dans les prochains jours. L’annonce a été faite le jeudi 15 janvier à Abidjan, à l’issue d’une réunion du présidium du parti au pouvoir.
Ancien Premier ministre, Patrick Achi est pressenti pour succéder à Adama Bictogo, en poste depuis 2022 au perchoir de l’hémicycle ivoirien. Ce choix s’inscrit dans un contexte politique largement favorable au RHDP, qui consolide son emprise sur les institutions après une série de victoires électorales majeures.
Deux mois après la réélection écrasante d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre dernier, le parti présidentiel a confirmé sa domination lors des élections législatives du 27 décembre. Le RHDP a remporté 197 sièges sur les 255 que compte l’Assemblée nationale, soit une progression notable par rapport à la législature précédente. À ce score s’ajoute la possibilité de ralliement de plusieurs députés indépendants parmi les 23 élus, renforçant davantage la majorité présidentielle.
Figure technocratique reconnue, Patrick Achi avait quitté la primature en octobre 2023, après avoir été remplacé par Robert Beugré Mambé. Ancien secrétaire général de la présidence, il avait ensuite rejoint une équipe de consultants travaillant avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), tout en dispensant des enseignements durant un semestre à l’université américaine de Harvard.
Début 2025, il a été rappelé au premier cercle du pouvoir en tant que ministre d’État, conseiller spécial à la présidence de la République. Transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Patrick Achi est également un élu local influent : il siège comme député dans la région de la Mé, dont il assure la présidence.
Sa désignation comme candidat du RHDP à la tête de l’Assemblée nationale apparaît ainsi comme une étape supplémentaire dans la recomposition institutionnelle post-électorale, et un signal fort de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour diriger les grandes institutions de l’État.
Yannick KOBO












