@informateur.ci- Au Mali, les stations-service devront désormais rester ouvertes jour et nuit. Un arrêté interministériel, signé le vendredi 31 octobre 2025 par six départements ministériels, impose l’ouverture continue, 24 heures sur 24, de toutes les stations-service et points de distribution de produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, et ce jusqu’à nouvel ordre, selon un communiqué rapporté ce samedi par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP).
Cette mesure exceptionnelle vise, selon les autorités, à garantir un approvisionnement régulier en carburant dans un contexte de forte demande et de tensions sur le marché énergétique. Les exploitants sont ainsi tenus d’assurer la disponibilité permanente de l’essence, du gasoil et des autres produits pétroliers, tout en respectant scrupuleusement les normes techniques et commerciales en vigueur.
En outre, les responsables des stations-service devront transmettre chaque semaine aux services du ministère du Commerce un rapport détaillé sur la situation de leurs stocks, précisant les quantités réceptionnées et vendues, ventilées par catégorie de produit. Cette disposition vise à renforcer la transparence dans la gestion des flux pétroliers et à prévenir les risques de spéculation ou de pénurie artificielle.
L’arrêté interministériel interdit par ailleurs la vente de carburant en bidons ou autres récipients, sauf dans le cadre d’usages strictement professionnels ou domestiques, notamment pour l’alimentation de groupes électrogènes ou de machines agricoles. Dans ces cas spécifiques, les acheteurs devront présenter un justificatif valide pour obtenir une dérogation.
Afin d’assurer l’application rigoureuse de la mesure, les forces de sécurité – Police, Gendarmerie, Garde nationale et Protection civile – ont été mobilisées pour renforcer la surveillance et la sécurité des stations-service sur tout le territoire.
L’exécution de cette décision incombe aux directeurs généraux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, de la Géologie et des Mines, ainsi qu’à l’Office malien des produits pétroliers (OMPP). Ces institutions devront veiller à la bonne mise en œuvre de l’arrêté et au respect des dispositions édictées par le gouvernement.
Djah OPELY












