@informateur.ci- Des tensions ont éclaté ce dimanche 26 octobre à Douala, à la veille de l’annonce des résultats officiels de l’élection présidentielle tenue le 12 octobre dernier. Des affrontements ont opposé des manifestants, partisans du candidat Issa Tchiroma Bakary, aux forces de l’ordre. Le leader de l’Union pour le changement 2025 revendique la victoire face au président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.
Dans la capitale économique, plusieurs groupes ont envahi les rues, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « le peuple est souverain». Les forces anti-émeutes ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les foules. Des scènes de chaos ont été observées, avec des sirènes retentissant et des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de la ville.
Des incidents similaires ont également été signalés à Garoua, bastion du candidat Tchiroma, où la gendarmerie a dû intervenir pour disperser les rassemblements. À Yaoundé, la situation est restée globalement calme, mais la présence policière a été considérablement renforcée aux principaux carrefours.
Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel doit publier, ce lundi 27 octobre, les résultats officiels du scrutin. Malgré les interdictions du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary avait appelé ses partisans à maintenir la pression à travers des marches pacifiques sur tout le territoire.
Par ailleurs, deux figures de l’opposition, Djeukam Tchameni du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance au Cameroun (MDI) et Anicet Ekane du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance du Cameroun (Manidem), ont été arrêtées vendredi à Douala. Selon leurs partis, ces interpellations visent à affaiblir la mobilisation de l’opposition à la veille d’un moment politique décisif pour le Cameroun.
Djah OPELY












