@informateur.ci- Comme prévu, le collège électoral sera convoqué dans les urnes en Côte d’Ivoire le samedi 25 octobre 2025 pour voter le prochain Président de la République, en dépit des frayeurs causées par les évènements violents survenus ces derniers jours. C’est pourquoi les autorités compétentes ont prévu de déployer un dispositif sécuritaire multiforme particulièrement renforcé sur toute l’étendue du territoire, aussi bien à l’intérieur qu’aux frontières, pour le maintien de l’ordre, la sécurisation des populations, des institutions et des biens, ainsi que la préservation de la paix sociale, en vue d’un scrutin sécurisé et apaisé.
Déjà, les observateurs nationaux et internationaux qui veilleront à ce que l’élection du samedi se déroule de façon transparente, crédible et démocratique, se tiennent prêts. En dépit des frayeurs causées par les évènements violents dont le point culminant a été Agboville où des personnes armées non identifiées ont ouvert le feu sur un convoi de la Gendarmerie nationale en mission de sécurisation le lundi 20 octobre 2025, tuant le Sous-lieutenant Dagnogo Klénon Lassina. La notabilité et les forces vives de la jeunesse de la région se sont exprimées via des canaux pour dénoncer le meurtre du gendarme et se sont désolidarisées des actes visant à troubler l’ordre public, à installer l’insécurité et à compromettre la paix sociale à Agboville.
Il y a eu aussi les manifestations de l’opposition qui ont fait des victimes et occasionné plus de 700 arrestations et plus d’une trentaine de condamnations, au terme des procès qui s’en sont suivis. A Yamoussoukro où les tensions ont culminé les dimanche 19 et lundi 20 octobre, le calme est revenu à la suite des interventions des forces de l’ordre, des autorités locales et de la notabilité. Certes sur les canaux dédiés et les réseaux sociaux, le Front Commun constitué par le PDCI-RDA et le PPA-CI ne décolère pas de ne pas avoir encore obtenu l’ouverture d’un ‘’ dialogue politique inclusif ‘’.
Mais ce n’est certainement que partie remise car les pourparlers peuvent être entamés à tout moment et se poursuivre au-delà de l’élection présidentielle. D’autant plus que l’échéance des élections législatives arrive le 27 décembre 2025. Le PDCI-RDA et le PPA-CI prendront-ils part à la présidentielle pour voter pour tel ou tel autre candidat, ou alors tourneront-ils le dos aux urnes le 25 octobre? Aucun mot de boycott n’a encore été officiellement lancé. Mais le Front Commun donnera sa consigne. Les candidats en lice, eux, sont d’ores-et-déjà dans le starting-block, prêts pour la course à la Présidence de la République.
Maurice Konan KOUASSI












