@informateur.ci- Yopougon a vibré ce samedi 9 août 2025 au rythme d’une mobilisation historique. Des milliers de manifestants ont répondu à l’appel du Front commun PDCI-RDA/PPA-CI pour dénoncer le projet de quatrième mandat du président Alassane Ouattara.
Partie de l’ex-Cinéma Saguiba, la marche a convergé vers l’espace FICGAYO dans une ambiance à la fois déterminée et pacifique. Les organisateurs ont salué une « victoire populaire » en voyant la forte affluence, symbole de l’unité de l’opposition et du rejet d’un mandat jugé «illégal et dangereux pour la paix nationale».
Au-delà du rejet du 4ᵉ mandat, les manifestants ont exprimé leur colère contre plusieurs dérives dénoncées par l’opposition : arrestations et emprisonnements arbitraires, enlèvements par des individus encagoulés non identifiés, recul démocratique, musellement des syndicats, ainsi que la cherté de la vie.
Le Front commun a également exigé le respect de la Constitution et la réinscription sur la liste électorale de figures politiques exclues du scrutin, telles que Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro. Selon les organisateurs, ces exclusions constituent une entrave grave à la démocratie et à la participation politique. Cette marche avait aussi pour but de réclamer des élections «libres, transparentes et inclusives», conditions jugées indispensables pour garantir la paix et la stabilité du pays. Les leaders du mouvement ont insisté sur la nécessité d’un dialogue politique sincère pour préserver la cohésion sociale et éviter de nouvelles tensions.
Sur place, les slogans et pancartes traduisaient une volonté claire : «Non au 4ᵉ mandat», « Oui à la paix et à la justice», « Respect de la Constitution ». Dans les rangs, des militants, mais aussi des citoyens ordinaires, ont bravé le soleil et la chaleur pour faire entendre leur voix.
Cette démonstration de force à Yopougon marque un tournant dans la mobilisation de l’opposition ivoirienne. Le Front commun espère désormais que ce signal fort incitera le pouvoir à revoir sa position et à engager de véritables discussions pour une sortie de crise pacifique.
Djah OPELY












