@informateur.ci- Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a vivement réagi, ce dimanche 3 août 2025, à ce qu’il qualifie « d’enlèvements arbitraires » visant plusieurs de ses cadres et militants. Lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti à Abidjan, le Professeur Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, a dénoncé une vague de répression survenue dans la nuit du 2 au 3 août.
Le parquet d’Abidjan avait auparavant communiqué sur des violences à Yopougon dans la nuit du 1er août. Selon le Procureur, une bande cagoulée et armée aurait incendié un bus de la SOTRA et attaqué un véhicule de la police nationale. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs, complices et commanditaires.
Mais pour le PPA-CI, les événements qui ont suivi relèvent d’une opération politique déguisée. Dano Djédjé a affirmé que plusieurs membres du parti, parmi lesquels Pascale Zaholy (députée-suppléante), Kado Gnegbré (SNT), Josué Kouamé, Kouassi Brou, Éric Kogo, Fofana Souleymane et Zoh Inza, ont été arrêtés de nuit, sans mandat ni information préalable, puis conduits vers des lieux inconnus.
Le parti y voit une stratégie d’intimidation menée par le pouvoir en place, qu’il accuse de vouloir museler l’opposition à l’approche de la présidentielle d’octobre 2025. « Ces arrestations extrajudiciaires rappellent les pratiques sombres de notre passé et sapent les fondements de l’État de droit », a déclaré le président exécutif du PPA-CI.
Dano Djédjé a rappelé que la Constitution garantit la présomption d’innocence, le droit à un avocat, l’information immédiate des familles, et l’obligation pour les autorités de présenter toute personne arrêtée à un juge dans les délais légaux. Selon lui, rien ne justifie que ces droits soient bafoués, même en période de tension sécuritaire.
Le PPA-CI a exprimé sa solidarité avec les militants arrêtés et exigé leur libération immédiate. Il affirme suivre la situation de près et se dit prêt à saisir les instances nationales et internationales de défense des droits humains, y compris la Cour pénale internationale (CPI), à laquelle la Côte d’Ivoire est liée depuis 2013.
Le PPA-CI appelle ses militants à rester pacifiques, disciplinés et mobilisés. « Nous opposerons la force du droit aux dérives de la force. La fébrilité du régime montre sa peur face à notre engagement contre un quatrième mandat inconstitutionnel », a martelé Dano Djédjé.
Yannick KOBO












