@informateur.ci- Face à l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat présidentiel, le PPA-CI dénonce une violation de la Constitution et appelle les Ivoiriens à défendre l’alternance démocratique.
L’annonce officielle de la candidature du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 a suscité une vive réaction du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Dans un communiqué en date du 31 juillet signé par son président exécutif, Sébastien Dano Djédjé, le parti fondé par Laurent Gbagbo condamne ce qu’il qualifie de « candidature anticonstitutionnelle » et appelle les citoyens à se mobiliser pour défendre la Constitution.
Selon le PPA-CI, cette candidature n’est pas une surprise. Elle serait, selon ses termes, le prolongement d’un pouvoir qui refuse l’alternance et instrumentalise les institutions. « Ce que Monsieur Alassane Ouattara présente comme une candidature de responsabilité n’est en réalité que l’aveu d’un pouvoir qui veut confisquer l’avenir d’un peuple », affirme le communiqué.
Le parti insiste sur le fait que la Constitution ivoirienne interdit explicitement un quatrième mandat présidentiel. « La Constitution n’est pas une opinion, elle s’impose à tous, y compris au chef de l’État », martèle le texte, dénonçant un acte qui met en péril la démocratie et la stabilité nationale.
Le PPA-CI remet également en cause les arguments avancés par le président Ouattara, notamment ceux liés à son expérience et à sa volonté de préserver la stabilité. « Parler d’expérience après 15 ans de pouvoir absolu, c’est fuir son propre bilan. Évoquer la stabilité après des années de répression, c’est insulter la mémoire des victimes », souligne le parti.
Refusant toute forme de violence, le PPA-CI appelle à une mobilisation citoyenne pacifique et résolue. « Cette déclaration de candidature ouvre une nouvelle séquence politique. Le peuple ivoirien devra y répondre non par la violence, mais par la force du droit et la détermination démocratique », affirme Sébastien Dano Djédjé.
Le parti en appelle également à la communauté internationale, prévenant que toute tentative de passage en force pourrait engendrer de graves tensions. Il met en garde le président Ouattara sur sa responsabilité dans les troubles éventuels.
Pour le PPA-CI, l’heure est grave. Il s’agit désormais d’un « devoir historique » de défendre la Constitution, la justice et l’alternance politique en Côte d’Ivoire. Et de conclure avec fermeté : « La Côte d’Ivoire n’est pas une monarchie, et nul n’a le droit de s’y installer à vie.»
Djah OPELY












