@informateur.ci- Le vice-président du PPA-CI, Ahoua Don Mello, annonce sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025, affirmant incarner les idéaux de Laurent Gbagbo face à la continuité du « parti-État » d’Alassane Ouattara.
Ahoua Don Mello, vice-président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a officialisé sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025. C’est lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 31 juillet à la Maison de la presse du Plateau qu’il a solennellement déclaré : «Je reste Laurent Gbagbo. Et nous pouvons battre M. Ouattara dans les urnes.»
Figure influente du parti fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, l’ingénieur et ancien ministre a justifié sa décision par un besoin de clarification : «Beaucoup de bruits ont circulé depuis ma proposition de candidature de précaution. J’ai décidé de m’exprimer pour couper court aux demi-vérités».
Si sa proposition initiale n’était qu’une hypothèse de repli stratégique, elle a rapidement pris la forme d’une ambition assumée. Et pour cause : « Avec l’annonce de la candidature de Monsieur Alassane Ouattara, se dessine la continuité d’un parti-État et l’humiliation de nos leaders politiques, dont le président Laurent Gbagbo.»
Fidèle à sa ligne idéologique — souverainiste, panafricaniste et marxiste —, Don Mello dit porter l’espoir d’une rupture avec ce qu’il qualifie de « dépossession économique, sociale et foncière » des Ivoiriens. Il accuse le régime en place de céder aux diktats d’un ordre mondial hégémonique.
À 67 ans, le vice-président du PPA-CI en charge du District des Lacs et de la Promotion du Panafricanisme se réclame toujours de l’héritage politique de Gbagbo, tout en affirmant la nécessité d’un engagement concret. «Il y a urgence. Et face à cette urgence, une responsabilité s’impose : celle d’agir », a-t-il martelé.
Sa déclaration intervient dans un contexte de tensions internes au PPA-CI, où la question de la candidature unique reste en suspens. En devançant une éventuelle décision du parti, Ahoua Don Mello assume une démarche militante. Pour lui, l’heure est à l’unité des forces de gauche : «Unis, avec toute la gauche ivoirienne, nous pouvons bâtir une plateforme idéologique capable de mettre fin au règne du parti-État».
Se présentant comme artisan du nouvel ordre mondial, le natif de Bongouanou mise sur une alliance panafricaine pour redonner espoir aux électeurs. Son mot d’ordre reste clair : « Je suis et je reste Laurent Gbagbo. »
Yannick KOBO












