@informateur.ci- Face à la mort controversée de l’activiste burkinabè Alino Faso en détention à Abidjan, le PPA-CI réclame une enquête indépendante, dénonce des pratiques rétrogrades et interpelle les autorités ivoiriennes sur les droits humains.
La mort en détention, le 24 juillet 2025, de l’activiste burkinabè Traoré Alain Christophe, alias Alino Faso, continue de susciter une onde de choc en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso. Dans une déclaration publiée le 30 juillet, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a exigé des autorités ivoiriennes qu’elles fassent toute la lumière sur les circonstances exactes de cette disparition jugée troublante.
Alino Faso, 44 ans, arrêté le 10 janvier 2025 pour des accusations d’espionnage, de complot et d’atteinte à la sûreté de l’État, a été retrouvé mort dans sa cellule à l’École de Gendarmerie d’Abidjan. Le Procureur de la République évoque un suicide par pendaison après une tentative de mutilation. Une version que réfute catégoriquement le gouvernement burkinabè, lequel a convoqué la diplomatie ivoirienne et exigé le rapatriement immédiat de la dépouille de leur ressortissant. Ouagadougou rejette fermement la thèse du suicide, dénonçant un traitement irrespectueux à l’égard du défunt et de sa famille.
Le PPA-CI, par la voix de son porte-parole adjoint, l’honorable Jean Gervais Tchéidé, exprime sa profonde consternation et adresse ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’au peuple burkinabè. Le parti d’opposition appelle à une enquête rigoureuse, indépendante et conforme aux normes diplomatiques pour éviter une détérioration des relations entre les deux pays.
Dans cette même déclaration, le PPA-CI dénonce les détentions arbitraires dans des lieux non reconnus par la loi, dont celle de l’École de Gendarmerie. Le parti s’insurge contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires du régime RHDP et exhorte ce dernier à mettre fin à ces pratiques, qu’il juge contraires à l’État de droit.
Enfin, le parti fondé par Laurent Gbagbo appelle à une réforme profonde du système judiciaire et sécuritaire, estimant que la Côte d’Ivoire mérite un régime respectueux des droits fondamentaux et de sa réputation sur la scène internationale.
Djah OPELY












