@informateur.ci- Des centaines de Burkinabè ont manifesté devant l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou pour réclamer une enquête indépendante et le rapatriement du corps d’Alino Faso, activiste décédé en détention à Abidjan dans des circonstances controversées.
Plusieurs centaines de citoyens burkinabè, tous vêtus de blanc, ont répondu à l’appel de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) ce mercredi 30 juillet, en participant à une marche pacifique réclamant justice pour l’activiste Alain Christophe Traoré, connu sous le nom d’Alino Faso. Le cortège, parti du Mémorial Thomas Sankara, a convergé vers l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou, dans une atmosphère empreinte de recueillement mais aussi de colère.
Sur les pancartes brandies par les manifestants figuraient des messages explicites : «Justice pour Alino Faso », « Où est la vérité?», ou encore des slogans dénonçant le président ivoirien Alassane Ouattara, jugé responsable, selon les manifestants, d’un climat répressif menaçant les voix dissidentes.
Sur les pancartes brandies par les manifestants figuraient des messages explicites : «Justice pour Alino Faso », « Où est la vérité?», ou encore des slogans dénonçant le président ivoirien Alassane Ouattara, jugé responsable, selon les manifestants, d’un climat répressif menaçant les voix dissidentes.
La CNAVC, organisation proche du régime du capitaine Ibrahim Traoré, a remis une déclaration officielle à l’attaché de Défense de l’ambassade, le colonel Djibro Nicolas. Le document réitère les exigences du gouvernement burkinabè : l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur les circonstances de la mort du militant et le rapatriement sans délai de sa dépouille pour des obsèques dans la dignité.
Alino Faso, figure montante du militantisme citoyen au Burkina Faso, est décédé le 24 juillet 2025 à Abidjan, alors qu’il était incarcéré dans une prison ivoirienne. Les autorités d’Abidjan soutiennent la thèse du suicide, une version contestée par Ouagadougou, qui évoque de graves manquements procéduraux, notamment l’absence de notification officielle et des zones d’ombre dans le déroulé des faits.
Pour la CNAVC, il s’agit moins d’un incident isolé que d’une atteinte à la souveraineté burkinabè et aux droits fondamentaux de ses citoyens. Dans l’attente d’une réaction officielle des autorités ivoiriennes, la pression populaire monte au Burkina Faso. La CNAVC annonce d’ores et déjà de nouvelles actions si ses revendications ne sont pas satisfaites dans les prochains jours.
Djah OPELY












