@informateur.ci- Après la dénonciation officielle du Burkina Faso sur la mort jugée suspecte d’Alino Faso à Abidjan, la Côte d’Ivoire présente ses condoléances et promet de transmettre les résultats de l’enquête en cours.
Au lendemain de la protestation formelle exprimée par les autorités burkinabè sur les circonstances jugées opaques du décès d’Alain Christophe Traoré, plus connu sous le nom d’Alino Faso, les autorités ivoiriennes ont finalement réagi. Ce mardi 29 juillet 2025, la Côte d’Ivoire a adressé ses condoléances officielles au Burkina Faso, a appris l’Agence d’Information du Burkina (AIB) de sources diplomatiques proches du dossier.
D’après ces sources, Abidjan a réitéré la version présentée par le Procureur de la République de Côte d’Ivoire. Selon celle-ci, le militant burkinabè se serait donné la mort par pendaison à l’aide d’un drap, après avoir tenté en vain de se mutiler les veines dans sa cellule. Cette explication reste toutefois fermement contestée par Ouagadougou.
Malgré le maintien de cette thèse, les autorités ivoiriennes ont assuré vouloir faire preuve de transparence et de coopération. Elles se sont engagées à partager les résultats complets de l’enquête en cours, dès qu’ils seront disponibles, dans un esprit de fraternité entre les deux pays.
Pour mémoire, le gouvernement burkinabè a exprimé, dès le lundi 28 juillet, son rejet de la thèse du suicide et a vivement critiqué la gestion de la communication entourant ce décès. Il a notamment condamné le fait que l’information n’ait été rendue publique que trois jours après les faits, via les réseaux sociaux, sans notification officielle préalable.
En plus de l’exigence d’une enquête approfondie, le Burkina Faso réclame également le rapatriement immédiat du corps d’Alino Faso afin de lui rendre des hommages nationaux.
Détenu depuis janvier 2025 à Abidjan, Alino Faso était poursuivi pour des accusations d’espionnage, que Ouagadougou a toujours qualifiées d’infondées. Son arrestation et sa détention avaient déjà suscité de nombreuses interrogations. Sa disparition brutale, dans un contexte de tensions régionales, a provoqué une vague d’émotion au sein de l’opinion publique burkinabè et dans plusieurs milieux militants africains.
Ce nouveau rebondissement relance les appels à une enquête internationale et à une gestion concertée de cette crise diplomatique naissante entre deux pays liés par l’histoire, les échanges et les peuples.
Djah OPELY












