@ informateur.ci- La marche pacifique prévue le 2 août 2025 par le Front commun PPA-CI- PDCI-RDA pour réclamer des élections inclusives a été interdite par le préfet d’Abidjan, ravivant les tensions à l’approche de la présidentielle.
Alors qu’elle devait marquer une démonstration de force de l’opposition à deux mois de l’élection présidentielle, la marche pacifique du Front commun PPA-CI / PDCI-RDA prévue le samedi 2 août 2025 vient d’être interdite par le préfet d’Abidjan, Yéo Kollo Roger. La décision a été motivée, selon les autorités, par des « impératifs de maintien de l’ordre public ».
Prévue pour partir de l’hôtel Ibis à Marcory en direction de la place de la République au Plateau, cette mobilisation avait pour objectif de dénoncer les dérives du processus électoral en cours. Le Front commun, composé principalement des partis d’opposition PPA-CI et PDCI-RDA, entendait réclamer des élections « transparentes, apaisées et inclusives », autour du thème : « Les élections inclusives ».
Lors d’un point presse, le coordonnateur général du comité opérationnel, Damana Adia Pickass, a insisté sur le caractère strictement républicain et pacifique de la marche. Il a également détaillé cinq revendications majeures : la réintégration des leaders politiques exclus de la liste électorale (Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Akossi Bendjo, Mamadou Koulibaly), l’audit indépendant de la liste électorale, la réforme de la CEI et de la loi électorale, ainsi que l’ouverture d’un dialogue politique inclusif.
Pour le Front commun, cette interdiction est une atteinte manifeste à la liberté d’expression et de manifestation, garantie par la Constitution ivoirienne. Elle suscite par ailleurs des inquiétudes dans l’opinion publique quant à la possibilité d’un scrutin véritablement pluraliste en octobre prochain.
De son côté, Dia Houphouët, cadre du PDCI-RDA, a appelé les citoyens à ne plus rester passifs face à ce qu’il qualifie de « dérives démocratiques », appelant à une mobilisation civique face à ce qu’il considère comme une restriction des libertés.
Cette décision préfectorale s’inscrit dans un contexte de crispation politique croissante. À l’approche de la présidentielle de 2025, les suspicions autour de l’inclusivité du processus électoral, de l’indépendance de la CEI et de la neutralité des institutions deviennent de plus en plus vives.
Djah OPELY












