@informateur.ci- Chaque année, les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale reçoivent 15,3 milliards FCFA de fonds publics. Antoine Assalé Tiémoko appelle à une réforme du financement des campagnes pour plus d’équité démocratique.
En Côte d’Ivoire, les grands partis politiques siégeant à l’Assemblée nationale, notamment le RHDP, le PPA-CI et le PDCI, bénéficient chaque année d’un financement public conséquent. Conformément à la législation en vigueur, l’État leur reverse l’équivalent de 1/1000e du budget national, soit une enveloppe de 15,3 milliards de francs CFA pour l’année en cours.
Ce mécanisme de financement, prévu par la loi, est destiné à soutenir le fonctionnement et les activités des partis politiques représentés au Parlement. En d’autres termes, chaque citoyen, quelle que soit sa condition sociale, contribue indirectement à travers les impôts et le budget national au financement de ces formations politiques.
Ce soutien public permet aux partis bénéficiaires de mener des actions politiques sur l’ensemble du territoire national, de couvrir les frais liés à la collecte des parrainages, de s’acquitter des cautions électorales, de financer les campagnes de leurs candidats ainsi que l’organisation de leurs meetings.
Mais cette situation crée, selon certains observateurs, une forme d’inégalité dans la compétition électorale. C’est le cas d’Antoine Assalé Tiémoko, député-maire de Tiassalé et président du mouvement citoyen ADCI (Agir pour la Démocratie et la Construction de la Côte d’Ivoire), qui dénonce un déséquilibre dans le jeu démocratique.
Candidat déclaré à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, il propose une réforme structurelle du système de financement des campagnes électorales. Selon lui, il est impératif d’instaurer un plafonnement rigoureux des dépenses électorales afin de garantir une plus grande justice et une équité entre tous les acteurs politiques, y compris ceux qui ne bénéficient pas de subventions publiques.
Face aux moyens limités de son mouvement politique, Antoine Assalé Tiémoko justifie le recours à une collecte citoyenne de fonds, invitant chaque Ivoirien à contribuer selon ses possibilités : « Vous n’avez pas besoin d’être riche pour participer au changement que vous souhaitez. 500 F, 1 000 F, 2 000 F ou 5 000 F peuvent faire la différence », a-t-il déclaré dans un message adressé à la population le 7 juillet 2025.
En lançant cet appel, il entend mobiliser les énergies citoyennes autour d’un projet de réforme démocratique plus équitable.
Djah OPELY












