@informateur.ci- Le procès des militants Charles Rodel Dosso (PPA-CI) et Armand Krikpeu (AGIP), arrêtés après une marche contre la vie chère, s’ouvre ce lundi 7 juillet 2025 au tribunal du Plateau à Abidjan.
Après neuf mois de détention préventive au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan (PPA), Charles Rodel Dosso, secrétaire général adjoint du PPA-CI chargé de la Société civile, et Armand Krikpeu, secrétaire général du mouvement citoyen AGIP (Agir pour le Peuple), comparaîtront ce lundi 7 juillet devant le tribunal correctionnel du Plateau.
Arrêtés dans le cadre d’une manifestation contre la cherté de la vie, les deux hommes sont poursuivis pour des accusations graves : incitation à l’insurrection, troubles à l’ordre public, organisation d’une manifestation interdite, occupation illégale de lieux publics, entre autres.
Charles Rodel Dosso a été interpellé à son domicile le 5 octobre 2024, avant d’être officiellement placé sous mandat de dépôt deux jours plus tard. Armand Krikpeu, quant à lui, a été arrêté le 13 septembre 2024, jour même de la marche pacifique organisée par son mouvement et des organisations de la société civile.
Cette marche avait pour objectifs de dénoncer la hausse du coût des produits de première nécessité (riz, huile, sucre…), de rejeter l’augmentation du tarif de l’électricité à hauteur de 10 % imputée à l’État, de protester contre les déguerpissements abusifs et de réclamer un cadre de concertation politique pour des élections paisibles et inclusives en 2025.
Malgré le caractère pacifique revendiqué de la manifestation, les autorités ivoiriennes ont considéré cette action comme une menace à l’ordre public et à la stabilité de l’État. Le procès prévu ce lundi est donc très attendu, tant par les militants des deux mouvements que par les défenseurs des droits civiques.
Des organisations de la société civile et des représentants politiques ont déjà annoncé leur présence au tribunal du Plateau pour suivre cette affaire de près. Une mobilisation citoyenne est également prévue en soutien aux prévenus.
Ce procès pourrait devenir un symbole de la liberté d’expression en période de tensions sociales et préélectorales en Côte d’Ivoire.
Yannick KOBO












