@informateur.ci- Un Chauffeur de taxi ‘’Yango’’ qui tentait de se jeter dans la lagune à partir du pont De Gaulle ce mardi 1er Avril 2025, a été sauvé in extremis par des passants qui ont suivi les gestes et faits anormaux de ce conducteur.
Sans doute une autre tentative de suicide. Alertés, les services compétents en la matière se sont rendus promptement sur les lieux, et ont découvert un individu très excité qui ne voulait pas entendre raison, qui finalement s’est calmé suite aux conseils qui lui ont été prodigués.
Le phénomène des suicides devient de plus en plus inquiétant en Côte d’Ivoire par la proportion qu’il prend. Il y 24 heures, l’officier de police Sangaré Moustapha issu de la 42ème promotion des officiers de police, s’est donné la mort en se tirant une balle dans la tête à Cocody.
Tous ces suicides ou tentative de suicide successifs ont suscité une étude menée ces 5 dernières années. Celle-ci a recensé 418 suicides et 927 tentatives entre 2019 et 2021. Selon une autre étude menée par l’unité de médecine légale du CHU de Treichville, sur la période 2013-2020, la Côte d’Ivoire comptabiliserait 23 cas de suicides par an.
En avril 2024, il a été enregistré deux suicides au sein de l’armée ivoirienne. Un adjudant en permission, a tué sa femme avant de retourner l’arme contre lui dans la commune de Bingerville. L’autre, un médecin lieutenant-colonel, s’est tiré une balle dans la tête à son domicile de Yopougon, à Abidjan.
Le 9 juillet de cette même année, un homme a garé sa voiture sur le pont Général-de-Gaulle, au Plateau, avant de sauter dans la lagune. Son corps, repêché a été identifié comme celui d’un gendarme de la commune d’Attécoubé. Le lendemain, c’est un étudiant de Port-Bouët II qui s’est donné la mort en sautant du troisième étage d’un bâtiment de sa cité universitaire. Et le 14 juillet, un autre étudiant s’est pendu à Danané, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Ces cas ne sont pas exhaustifs, mais ça fait un peu trop. Il est plus que jamais urgent que ces faits suscitent l’éveil d’une conscience collective et en premier l’Etat de Côte d’Ivoire, de sorte que ce phénomène ne relève plus du tabou, mais qu’il soit abordé dans toutes ses dimensions.
Y.K/Informateur.ci












