@informateur- Le défi de la sécurité du territoire et de la menace djihadiste est une vraie gageure pour les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont du mal à mettre en place un dispositif commun de défense efficace face aux attaques terroristes. Après le Mali et le Burkina Faso récemment, ce fut au tour du Niger d’être confronté ces derniers jours aux incursions des groupes terroristes sur son sol.
Depuis les premières heures de la semaine en cours, des attaques visent des localités nigériennes situées à l’ouest du pays. Des localités frontalières du Burkina Faso où, rappelons-le, l’Armée a subi récemment une embuscade de groupes séparatistes et djihadistes. Le bilan de cette attaque dans les zones de Tilabéri et de Mahana au Niger fait état de 15 morts au moins et de nombreux blessés parmi les populations civiles.
Dans ces régions minées par une insécurité chronique du fait de la menace djihadiste permanente, des heurts opposent fréquemment les forces armées nigériennes aux groupes djihadistes. Mercredi dernier, l’Armée nigérienne qui a confirmé l’assaut mené par les groupes terroristes affirme cependant avoir repris le contrôle de la situation en repoussant les assaillants et repris une partie du butin que ceux-ci tentaient d’emporter après avoir mis à sac des villages et exercé des violences sur les habitants qui, trop souvent la cible de ce type d’attaque, sont obligés de fuir les zones à risques.
DL/informateur.ci












