‘@informateur- L’inquiétude monte dans la caserne de la garde républicaine à Niamey depuis la dernière réunion des chefs d’état-major de la Cedeao au Ghana. En effet, depuis que la Force de l’organisation ouest-africaine s’est dite « prête à intervenir » au Niger dès que le feu vert lui sera donné, les membres de la garde républicaine ont perdu toute sérénité.
De fait, selon nos informations à Niamey, à la demande des soldats de la garde républicaine qui se sentent directement visés en cas d’intervention militaire de la Cedeao, le général Tchiani les a autorisé à mettre leurs familles à l’abri, hors du camp alors que les familles des troupes régulières restent exposées. Cette autorisation accordée par le nouvel homme fort du Niger est le signe que la menacé de la Force de la Cedeao est prise au sérieux.
A(re)lire Niger : Avant l’expiration de l’ultimatum de la Cedeao les putschistes évacuent leurs familles
Comme nous l’avons révélé début août dans une publication, au moins 3 avions de type Gulfstream G550 avaient décollé dans la nuit du 4 août de l’aéroport d’Agadez à destination du Burkina Faso et de Dubaï avec à leur bord des familles des hauts gradés du Comité national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP). Sur cette base, les éléments de la garde républicaine étaient eux-aussi en droit, de demander une protection particulière pour leurs familles. Chose à laquelle le général Tchiani n’a opposé aucune objection.
Toutefois une seconde requête des éléments de la garde républicaine n’a pas encore été satisfaite et serait à l’étude. Contraints à faire une guerre non pas pour la cause de la patrie mais pour un groupe d’individus, les éléments de la garde républicaine ont exigé des primes conséquentes avant tout engagement. Le général Tchiani parviendra-t-il à les contenter et les mettre en ordre de bataille? Rien n’est moins sûr.
La grogne est certes encore sourde mais le risque qu’elle se propage au sein des autres unités de l’armée est bien grand. Ce d’autant plus que depuis que la Cedeao agite le bâton, une certaine tension s’est installée au sein des forces armées nigériennes. Une bonne frange de l’armée considère que le général Tchinia est instrumentalisé par l’ex-président Issoufou Mahamadou et n’agit pas dans l’intérêt du peuple nigérien. Un tel contexte pourrait tout simplement faire le lit d’une mutinerie.
Alfred SIRIMA












