‘@informateur- Le procès des accusés de l’attentat terroriste de Grand-Bassam s’est ouvert, mercredi, au tribunal criminel d’Abidjan
Sur les dix-huit prévenus, seuls Cissé Mohamed, Sidy Mohamed, Kounta Sydi et Barry Hassan, etaient présents dans le box des accusés et se sont présentés à la barre du tribunal présidé par le juge Charles Bini. Sur l’abscence des quatorze autres prévenus, aucune raison n’a été évoquée.
Après la lecture de l’arrêt de renvoi, le collectif de la défense a soulevé des exceptions liées à la nullité dudit arrêt et à la demande de mise en liberté absolue.
Se fondant sur l’article 167 du code de procédure pénale, le collectif des conseils de la défense a plaidé que ses clients « illégalement » détenu en prison dépuis 2016 soient mis en « liberté absolue » et d’insister que « ce n’est pas parce que les gens sont poursuivis pour terrorisme qu’il faut manifestement violer leurs droits », s’indigné l’un des avicats, Me Saki Eric.
Le tribunal, après une suspension d’une trentaine de minutes pour statuer sur les observations des avocats de la défense, ne les a pas suivis. Et le président Bini a ouvert les débats après avoir déclaré que son tribunal est « incompétent » pour connaître des exceptions soulevées par la défense.
Selon l’arrêt de renvoi, les prévenus sont poursuivis pour « assassinat, tentative d’assassinat, actes de terrorisme, recel de malfaiteurs, coups et blessures volontaires par armes à feu, détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre et complicité desdits faits ».
Le premier à se présenter à la barre est Cissé Mohamed qui rejeté en bloc les chefs d’accusation. Toutefois, il a affirmé à la barre du tribunal avoir « accompagné Kounta Dallah (ndlr: le présumé cerveau de l’attaque), lundi 14 mars 2016 à l’aéroport d’Abidjan à destination de Bamako, au lendemain de l’attaque terroriste de Grand-Bassam.
« Il m’a dit qu’il va au Mali pour revenir », a-t-il ajouté à la barre. Toujours devant le tribunal, Cissé Mohamed qui s’est présenté comme « démarcheur de marabouts » a dit qu’il était le chauffeur de Kounta Dallah, le présumé de l’attaque, dans ses déplacements à Abidjan moyennant 10.000 FCFA pour chaque prestation.
Suspendue par le président Bini, l’audience se poursuivra jeudi 1er décembre 2022. Le 13 mars 2016 une attaque territoriste2 de la cité balnéaire de Grand-Bassam causait la mort de 19 personnes dont trois militaires.
Charlène ADJOVI












