‘@Informateur.info- Après un mois de pause, le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (Cfop/BF) a repris, mardi, son traditionnel point-presse pour échanger avec les médias nationaux et internationaux sur des questions d’actualité du pays.
Animé par Carlos Toé, président du Mouvement pour le Changement et la Renaissance (MCR) et Amadou Diemdioda Dicko, Vice-Président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), ce point-presse a été l’occasion pour le Cfop/BF de revenir sur l’Accord politique de l’opposition (APO) paraphé mardi 18 août 2020 par 9 candidats à l’élection présidentielle de novembre prochain et 23 partis politiques.
Cet Accord vise, selon les conférenciers, à « soutenir au second tour le candidat qui aura le plus de voix au premier tour des élections présidentielles et de remporter la majorité à l’Assemblée nationale ».
« L’Opposition politique se félicite de cet acte qui marque l’espoir d’une véritable alternance tant attendue par le peuple burkinabè qui subit la gestion chaotique du régime MPP », ont-ils admis, révélant que « d’autres candidats à la Présidentielle de même que des partis et des mouvements politiques ont annoncé leur adhésion à l’Accord politique de l’Opposition ».
Et le Cfop d’observer que depuis la signature de l’Accord historique, c’est « la panique » à bord au sein de la majorité présidentielle où « l’on assiste à des créations pêle-mêle de portillons, et de mouvements équilibristes sans encrage politique ».
« Convaincu que le second tour est inévitable et que sa débâcle se dessine, le MPP a incité la création de mouvements se réclamant de l’Insurrection et présidés par des individus qui sont restés muets sur leur gouvernance catastrophique », ont fait remarquer MM Toé et Dicko qui invitent « les Burkinabè à demeurer sereins face aux gesticulations d’un régime en fin de vie et à punir le MPP et ses complices dans les urnes ».
Concernant, justement, les élections couplées présidentielle et législatives qui approchent à grands pas, l’Opposition politique, tout en travaillant d’arrache-pied sur le terrain, dit être « très prudente pour éviter que les fraudeurs certifiés ne tentent de détourner le suffrage du peuple » comme lors de l’enrôlement des électeurs en juin dernier où « ce sont des cadres du MPP et du NTD qui ont été pris en flagrant délit de fraude », ont, également, dénoncé les deux conférenciers qui » attendent toujours que la Justice dise le droit dans ces différentes affaires ».
Pour rappel, suite à ces fraudes dans l’opération d’enrôlement des électeurs, le Cfop avait exigé à bon droit un « audit » international et indépendant du fichier électoral.
Alfred SIRIMA












