‘@Informateur.info- Pour la troisième fois, à l’appel de la coalition du Mouvement du 5 juin, composée de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile, des dizaines de milliers de maliens étaient dans les rues de Bamako, vendredi, avec la même exigence : obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keita.
Cet énième rassemblement a été marqué par des violences en raison de l’usage des gaz lacrymogène par la police qui a tenté de déloger des manifestants. Selon des sources concordantes, une personne aurait trouvé la mort et plusieurs autres blessés. Les manifestants se sont adonnés à des scènes de pillages et de saccage de l’Assemblée nationale. La Télévision nationale et plusieurs ponts de Bamako ont également été assiégés par les manifestants.
L’imam Mahmoud Dicko, principal acteur du Mouvement du 5 juin, réclame depuis bientôt un mois la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.
Alfred SIRIMA













