‘@Informateur- C’est un document qui relance le débat sur le rôle d’Alassane Ouattara dans la marche de la rébellion de 2002 dirigée par Guillaume Soro. Déclassifié par l’Etat français, le document fait état de manouvres orchestrées par l’actuel président ivoirien contre le processus de désarmement ;
« Concernant le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), il semble de plus en plus clair que le blocage actuel relève de Guillaume Soro, inspiré par Ouattara », peut-on lire dans la note signée du général Jean-Louis Georgelin qui s’adressait ainsi à Jacques Chirac.
Poursuivant dans son courrier, l’officier supérieur ajoute « qu’il conviendrait de tenir aux deux intéressés un langage politique convaincant, en soulignant que la seule possibilité de renverser Gbagbo passe par les élections. Serge Degallaix, conseiller diplomatique du Premier ministre d’alors, qui connait bien Alassane Ouattara, pourrait passer directement ce message à l’intéressé, en lui demandant de répercuter à Guillaume Soro. Acceptez-vous ces propositions ? ».
A la lecture, cette nouvelle note vient donner du poids à la déclaration de Guillaume Soro qui avait indiqué avoir conduit la déstabilisation de 2002 « pour le compte d’Alassane Ouattara ». En effet, il parait difficile d’imaginer qu’un responsable politique totalement étranger à la genèse de cette rébellion peut influer sur un processus aussi important que le DDR.
Si la note ne dit pas qu’ADO comme on le surnomme est le « père » de la rébellion, elle renseigne cependant assez clairement sur une certitude : le chef de l’Etat avait son mot à dire quand il s’agissait pour la rébellion de prendre des décisions importantes.
« Alassane Ouattara n’est pas étranger à la rébellion de 2002. Il en sait beaucoup. Posez-lui la question, il saura vous le dire. De toutes les façons, vous voyez qu’il a été grand bénéficiaire. Aujourd’hui, il est président de la République », a déclaré Guillaume Soro récemment à Paris.
Steven IBRAHIM











