Le procès des présumés coupables du putsch manqué du 16 septembre 2015 au Burkina-Faso, s’ouvre ce mardi 27 février 2018. Un procès qui passionne les Burkinabè qui veulent comprendre les vraies motivations et connaitre les vrais auteurs. On comprend donc que ce procès que l’on attend depuis deux ans soit sur toutes les lèvres et promet une forte mobilisation du public à l’audience.
Accusé d’être le principal initiateur de ce coup d’Etat manqué, le général Gilbert Diendéré, ainsi que 83 autres accusés dans le cadre de cette affaire, seront donc face à la justice burkinabè ce mardi. Ils pourront donc assurer leur défense devant les juges militaires à l’ouverture de ce procès.
Initialement prévues à la Chambre de jugement du tribunal militaire de Ouagadougou, les audiences ont été déportées, pour la circonstance, à la salle des banquets de Ouaga 2000, un quartier de la capitale du Faso. Les audiences débuteront à partir 9 heures.
D’après des sources proches du dossier, les accusés risquent de très lourdes peines, à l’issue de ce procès qui durera plusieurs mois.
Précisons que la majorité des accusés du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 au Faso, sont poursuivis, entre autres, pour ‘’attentat à la sûreté de l’État, meurtres, coups et blessures volontaires’’. Sauf le général Djibril Bassolé, qui est accusé de «trahison». En effet, selon les autorités burkinabè, Djibril Bassolé, aurait entretenu une conversation avec le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, pour le financement de ce putsch manqué.
Pour rappel, le samedi 16 septembre 2015, un coup d’Etat a éclaté au Burkina-Faso. Des soldats du régiment de la sécurité présidentielle (RSP), ont tenté de renverser le régime de transition installé après la chute du président Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014. Mais cette tentative de déstabilisation a été vouée à l’échec et avait fait au moins 14 morts et plus de 251 blessés.
Georges Kouamé












