Dans sa parution No 767 du mercredi 20 décembre 2017, le confrère français La Lettre du Continent (LC) est revenu sur le blocage de la loi de finances portant budget de l’Etat par l’Assemblée nationale le 12 décembre dernier. A ce propos, LC a révélé que ‘’Félix Anoblé du PDCI a exigé la transparence dans la gestion du budget de souveraineté du président de l’Assemblée nationale’’. Ce dernier étant suspecté ‘’d’utiliser ces fonds pour soutenir son parrain Blaise Compaoré, en exil à Abidjan depuis 2014’’. Rien que ça ! L’Ivoirien moyen aurait soupiré ‘’La Lettre du Continent aussi !’’. Tant les informations du confrère sont erronées et puent les ‘’fakes news’’. Faut-il rappeler que le 12 décembre 2017, le député Félix Anoblé a introduit un préalable lors du vote de la Loi de finances portant budget de l’Etat, pour connaître la ‘’part qui revenait’’ aux parlementaires dans ce budget. La raison officieuse étant que les députés voulaient une ‘’augmentation’’ de leurs salaires et des véhicules de fonction. A aucun moment, on le voit, Félix Anoblé n’a voulu davantage de transparence ‘’dans la gestion des fonds de souveraineté du président de l’institution’’. Du coup, on peut s’interroger. Que recherche donc ce tabloïd qui montre ainsi les préventions qu’il nourrit contre Guillaume Soro. Autrement, on comprend difficilement l’attitude de La Lettre du Continent jusque-là perçu comme un périodique sérieux dont le professionnalisme est cité en exemple. De deux choses l’une : soit, le confrère fait de l’anti-soroïsme primaire, venant grossir le rang des contempteurs de l’ancien Premier ministre d’Alassane Ouattara, soit, il a été induit en erreur. Dans un cas comme dans l’autre, l’effet est désastreux, puisque l’image jusqu’alors lisse de La Lettre du Continent en est quelque peu écornée. D’autant que le périodique est pris, pour le coup, en flagrant délit de ‘’désinformation’’. A l’évidence, il a voulu ‘’casser’’ du Soro. Mais, le coup aura totalement foiré. Car, l’autre information ayant trait au ‘’soutien’’ supposé de Blaise Compaoré par Guillaume Soro qui utiliserait ses fonds de souveraineté à cet effet, ne résiste guère à l’analyse. Comment, en effet, faire croire que l’ancien président burkinabè qui est loin d’être un ‘’indigent’’ serait entretenu par le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire ? Il y a là comme une aberration voire une incongruité. Surtout que l’ancien PF est l’hôte du Chef de l’Etat Alassane Ouattara qui n’a pas hésité à lui accorder la nationalité ivoirienne.
Alors, le doute n’est plus permis, La Lettre du Continent a décidé de combattre Guillaume Soro. Mais, on peut dire qu’il est passé à côté de la plaque. Tel est pris qui croyait prendre ! Ce sera, sans doute, le mot de fin de cette affaire au goût âcre pour LC qui n’en sort pas grandie.
René Ambroise Tiétié











