Abel Djohoré Gbakayoro, député de la circonscription électorale Ouragahio-Bayota-Dayépakéhi-Yopohieu a animé ce mardi 11 juillet 2017, une conférence de presse à Abidjan dans un restaurant de la place. Au menu des échanges avec la presse, entre autres, la prochaine cérémonie d’hommage au chef de l’Etat par les populations de Gagnoa, l’éventuelle candidature de Guillaume Soro, et la réconciliation nationale.
«Personnellement, je crois qu’aucun salut politique ne peut sourire à un homme, à un militant du RDR que dans le RDR. Soro Guillaume est RDR. Il est président de l’assemblée nationale pour le compte du RDR. Soro est président de l’assemblée nationale avec l’onction du président Ouattara. L’avenir politique, le salut politique de Guillaume Soro n’est que au RDR et nulle part ailleurs», a martelé Abel Djohoré, cadre du RDR. Il répondait à une question sur la probable candidature du président du parlement Ivoirien, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animé ce mardi 11 juillet 2017. Le député de Ouragahio s’est justifié en rappelant les propos du président Bédié qui a récemment déclaré que «Guillaume Soro a dit qu’il ne sera pas candidat en 2020».
Abordant la question de l’alternance en 2020, Abel Djohoré a tout simplement estimé qu’il faille laisser chaque parti présenter son candidat au cas où les deux grands partis du RHDP ne parviennent pas à s’accorder sur un candidat. «A l’origine, chaque parti politique a le droit de prendre le pouvoir et de l’exercer. Si le PDCI veut avoir un candidat pour l’élection présidentielle en 2020, c’est son droit le plus légitime. Si le RDR veut avoir son candidat aussi, c’est son droit le plus légitime…Je pense que si les deux grands partis qui constituent le RHDP ne s’entendent pas jusqu’en 2020 et qu’ils peuvent aller de façon séparée, ils iront de façon séparée. Je n’ai pas de commentaires particuliers à faire. C’est la légitime ambition de tout parti politique de vouloir prendre le pouvoir et de l’’exercer, surtout que nous ne sommes pas encore au parti unifié. Chaque parti est autonome jusqu’ici ». Quand il aborde les questions de la cérémonie d’hommage au chef de l’Etat (dont la date est prévue pour le 29 juillet 2017), l’honorable député a été on ne peut clair. «Le peuple Bété est républicain. Quand un pouvoir est établi, le peuple Bété se reconnait en lui. Le peuple Bété n’a jamais été opposé au régime Ouattara. Il n’y a pas d’antagonisme entre le peuple Bété et le président Alassane Ouattara», a-t-il indiqué ; citant en exemple, la présence massive de la chefferie traditionnelle à Yamoussoukro à l’occasion de la prestation de serment en 2011 du président Alassane Ouattara. Sur le même chapitre, Abel Djohoré a fait une mise en garde contre certaines personnes qui tiennent des déclarations tendancieuses depuis Gagnoa vis-à-vis de l’entourage du président de la République, vis-à-vis de certaines personnalités. «Il faut qu’on arrête ça. Gagnoa n’est pas le champ d’expérimentation de ceux qui veulent en découdre avec le président Ouattara. Le peuple Bété a d’autres problèmes. Et il faut que les uns et les autres en tiennent compte…Qu’on ne prenne pas le peuple Bété pour des sujets d’expérimentations des violences politiques. Gagnoa n’est pas stérile. Nous revendiquons l’exclusivité de notre région. Donc que les gens arrêtent de quitter chez eux pour aller expérimenter leur violence politique à Gagnoa. Nous ne pouvons plus accepter cela», a asséné le parlementaire. Qui a, par ailleurs, annoncé une tournée régionale axée sur une campagne de sensibilisation auprès des siens de sorte à ne plus «se laisser manipuler par ce genre de personnes. Parce que nous n’allons pas chez eux pour créer la zizanie. Ils n’ont qu’à nous laisser tranquille». En ce qui concerne la réconciliation, il a jugé que c’est un processus. «Une réconciliation ne se décrète pas. Ce sont les actes qui amènent la réconciliation…Mais nous sommes sur la bonne voie. Et je suis mieux placé pour le dire parce que je suis dans la zone la plus difficile où il y a eu mort d’hommes pendant les élections, pendant les campagnes. La vie commence à se normaliser. Donc ce n’est pas par décret que les ivoiriens vont se réconcilier. Ce sont les actes de tous les jours que nous allons poser qui vont réconcilier les Ivoiriens. C’est pourquoi j’interpelle certains cadres qui prennent Gagnoa comme leur champ d’expérimentation. C’est à Daloa qu’ils vont faire leur décompte macabre…Il faut que les gens arrêtent ça. Nous, nous sommes dans une autre dynamique. C’est celle d’apporter le développement à nos parents, c’est celle de réconcilier nos parents». Il convient de rappeler que c’est à la suite des grandes actions de développement dans la région de Gagnoa déployées par le chef de l’Etat et le gouvernement que les populations de cette contrée ont décidé de célébrer Alassane Ouattara.
Bosco de Paré












