Un mois de trêve, c’est la durée du sursis que les fonctionnaires toutes tendances confondues ont accordé à Ouattara et au gouvernement de Amadou Gon, pour trouver solution à leurs problèmes. Après plusieurs rencontres et des heures de négociation pour accorder leurs violons, les débats se sont avérés vains. Chaque groupe, l’Etat d’un coté et les différents mouvements syndicaux de fonctionnaires de l’autre, restait hermétiquement campé sur leurs positions. Les négociations ont donc avorté. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, le pire reste à craindre, quand on sait quelles ont été les souffrances et les désolations qu’ont subies les populations ivoiriennes, lorsque les fonctionnaires avaient mis en exécution leurs menaces de grève. La suite, on la connait. Tous les services d’état paralysés, ce qui s’est ressenti dans les chiffres d’affaires, qui se sont chiffrés en milliards de perte pour le Trésor ivoirien. Pendant ce temps, de nombreux ivoiriens et étrangers perdaient la vie en cascade dans les CHU. C’est ce constat triste et plein d’amertume que le gouvernement doit épargner aux Ivoiriens .Il est grand temps que le président de la république, son excellence Alassane Ouattara prenne les choses en mains car comme il nous est donné de le constater, les échecs cuisants à répétition ont fini par désarmer son Premier ministre qui, à dire vrai, a fini ses munitions devant l’intransigeance et l’armada des syndicats de la fonction publique. D’où l’urgence nécessité pour le chef de l’Etat de sortir de son mutisme et d’affronter la réalité des faits et du terrain. Car la politique de l’autruche ne mène à rien, si ce n’est au chaos. Très souvent, les réponses qu’on propose pour désamorcer une crise ne sont pas évidentes, mais quand le chef arrive à trouver les mots justes et la formule idoine à cet effet, son peuple finit par se rallier à sa cause et fait profil bas. Le chef de l’Etat est donc attendu pour délivrer ces milliers d’Ivoiriens qui sont pris en otage par cette situation, et les hommes d’affaires qui observent de loin l’évolution de l’environnement sécuritaire avant de venir ou revenir injecter leur argent dans le tissu économique ivoirien. Ouattara doit s’exécuter maintenant afin d éviter que les dossiers s’empilent sur son bureau. Car les foyers de tension en ébullition prêts à déverser leur larve sont nombreux et en état de latence.
Yannick Kobo












