@informateur.ci- Le principal opposant au pouvoir tanzanien, Tundu Lissu, a été condamné vendredi à quatre ans d’emprisonnement pour incitation à la violence. Il échappe toutefois à une condamnation pour trahison, une accusation beaucoup plus grave passible de la peine de mort en Tanzanie.
Chef de file du parti Chadema, principale formation de l’opposition dans le pays, Tundu Lissu avait été arrêté avant l’élection présidentielle de 2025. Les autorités lui reprochaient notamment des faits de trahison, une accusation qui lui faisait encourir la peine capitale. Depuis son arrestation, l’opposant avait passé 19 mois en détention.
À l’issue de la procédure judiciaire, le tribunal a finalement écarté l’accusation de trahison et déclaré l’homme politique non coupable de ce chef d’accusation. Il l’a néanmoins reconnu coupable d’incitation à la violence, prononçant à son encontre une peine de quatre années de prison.
Cette décision met fin à une partie des poursuites engagées contre le responsable politique, sans pour autant lui permettre de retrouver la liberté. Sa condamnation intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre le pouvoir et les formations d’opposition en Tanzanie.
Figure importante de la contestation politique dans le pays, Tundu Lissu s’était notamment illustré par ses critiques à l’égard des autorités et son engagement en faveur de réformes démocratiques. Son arrestation, intervenue à quelques mois du scrutin présidentiel, avait placé son dossier au centre de l’actualité politique tanzanienne.
Si l’abandon de l’accusation de trahison lui évite la peine de mort, sa condamnation à quatre ans de prison constitue un nouveau coup dur pour le principal parti d’opposition, dont le dirigeant demeure privé de liberté.
Djah OPELY












