@informateur.ci- Une présentation publique, une mise au point musclée et une polémique qui enfle. L’artiste ivoirien Gadji Celi Saint Joseph se retrouve au centre d’une controverse autour de la paternité d’une jeune dame présentée comme sa fille lors de son gala du 30 octobre 2026. Un professeur, qui revendique être le père de celle-ci, exige des explications.
La Côte d’Ivoire est décidément un pays où les polémiques se succèdent à un rythme soutenu. Alors qu’une affaire chasse l’autre dans l’actualité, une nouvelle controverse vient d’alimenter les discussions. Cette fois, elle concerne une guerre de paternité impliquant l’ancien capitaine des Éléphants, Gadji Celi Saint Josep, artiste chanteur.
À l’origine de cette affaire, une séquence du gala commémorant les 40 ans de musique organisé par l’artiste le 30 octobre 2026. Au cours de cette soirée, Gadji Celi a partagé un moment musical avec une jeune dame qu’il a présentée au public comme sa fille. Il s’agit de Sally Ahoubey Meitabelle.
Mais cette présentation n’a pas tardé à susciter une réaction. Le 4 novembre, un professeur du nom de Sally Félix, se présentant comme le père de la jeune dame, a publié une mise au point dans laquelle il conteste formellement toute autre attribution publique de paternité.
« Je demande formellement à M. Gadji Celi de clarifier publiquement ses propos. Je lui demande également de s’abstenir, à l’avenir, de présenter comme établie une paternité que je réfute avec la plus grande énergie », a-t-il déclaré.
Le ton est ferme et la contestation sans équivoque. Le professeur Sally Félix soutient notamment qu’« à ce jour, aucune décision de justice remettant en cause ma qualité de paternité n’a été notifiée ».
– L’hypothèse d’un test ADN
Cette sortie publique donne une autre dimension à une affaire qui pourrait dépasser le simple cadre d’une présentation familiale lors d’un spectacle. Derrière cette confrontation se pose une question délicate : qui est réellement le père biologique de Sally Ahoubey Meitabelle ?
Dès lors, l’hypothèse d’un test ADN s’invite dans le débat. Seule une démarche scientifique menée dans les conditions légales appropriées pourrait éventuellement apporter un éclairage sur la filiation biologique, sans préjuger de la reconnaissance juridique de la paternité.
Le professeur Okou Téa a, pour sa part, évoqué un chiffre particulièrement frappant. Selon lui, au moins 45 % des tests (ADN) qu’il a réalisés révèlent que le père présumé n’est pas le père biologique. Une statistique qui mérite d’être contextualisée.
En attendant d’éventuelles réactions des personnes directement concernées, cette affaire promet de faire couler beaucoup d’encre. Entre déclaration publique, revendication de paternité et éventuelle clarification scientifique, la polémique autour de Gadji Celi et de Sally Ahoubey Meitabelle ne fait que commencer.
Geneviève MADINA












