@Informateur.ci- Belgique prévoit d’investir neuf millions d’euros, soit environ 5,9 milliards de FCFA, dans la construction d’une unité industrielle de transformation de noix de cajou à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Ce financement, destiné à l’entreprise ivoirienne TAN IVOIRE, vise à renforcer les capacités nationales de transformation de l’anacarde et à stimuler la création d’emplois.
L’annonce a été faite jeudi 5 novembre 2026 à Abidjan par l’ambassadrice de Belgique en Côte d’Ivoire, Carole van Eyll, lors d’une conférence de presse organisée à la Résidence de Belgique, à Cocody-Ambassades, dans le cadre de la célébration de la Fête du Roi des Belges.
Ce projet sera financé par BIO Invest, l’institution belge de financement du développement. Il s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’industrialisation de la filière anacarde, avec pour ambition d’accroître la valeur ajoutée créée localement, de favoriser les opportunités d’emploi et de renforcer la transformation des matières premières agricoles sur le territoire ivoirien.
Pour la diplomate belge, cet engagement témoigne de l’évolution de la coopération économique entre Abidjan et Bruxelles. Celle-ci s’oriente désormais davantage vers le financement des entreprises privées et l’accompagnement des initiatives économiques porteuses de croissance.
Au-delà de l’agro-industrie, les deux pays développent leur partenariat dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le cacao durable, les énergies, la microfinance, la logistique portuaire et l’économie circulaire. La Belgique mobilise également des mécanismes de financement à l’exportation pour accompagner des projets liés à la gestion de l’eau, aux infrastructures durables et aux énergies renouvelables.
Représentant le gouvernement ivoirien, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Evariste Yapi Koffi, s’est félicité du renforcement des relations économiques entre les deux pays. Il a notamment souligné la progression des échanges commerciaux bilatéraux, dont la valeur est passée de 514 milliards de FCFA en 2020 à 937 milliards de FCFA en 2025.
Le responsable ivoirien a invité les investisseurs belges à tirer parti des opportunités offertes par le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Les secteurs de l’agro-industrie, des infrastructures, de l’énergie, du numérique et de la formation figurent parmi les domaines présentant des perspectives de partenariat.
Il a également plaidé pour des collaborations axées sur le transfert de technologies et de compétences, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur locales.
Établies en 1961, les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et la Belgique poursuivent ainsi leur développement, avec une coopération économique davantage tournée vers l’investissement productif et la transformation locale.
Djah OPELY












