@informateur.ci- La fièvre jaune fait l’objet d’une surveillance renforcée dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Vingt-trois cas, dont onze décès, ont été enregistrés dans la région du Bounkani. Face à cette situation, le gouvernement assure que des dispositions sont prises pour contenir la maladie et renforcer la riposte sanitaire.
L’alerte a été évoquée mercredi 14 octobre 2026, à l’issue du Conseil des ministres, tenu au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a apporté des précisions sur la situation épidémiologique et les mesures engagées par les autorités.
Selon le porte-parole du gouvernement, les autorités sanitaires disposent actuellement d’un stock de plus de 400 000 doses de vaccin contre la fièvre jaune. Des commandes supplémentaires ont également été effectuées, par mesure de précaution, afin de renforcer les capacités disponibles et permettre une éventuelle intensification de la campagne de vaccination.
« Nous avons aujourd’hui en stock plus de 400 000 doses de vaccins de la fièvre jaune », a déclaré Amadou Coulibaly, rassurant ainsi sur la disponibilité des vaccins nécessaires à la riposte.
Le gouvernement appelle par ailleurs les populations à renforcer leur vigilance et à privilégier la prévention. Les personnes qui ne sont pas encore vaccinées sont notamment invitées à se rendre dans les centres de santé afin de bénéficier de la vaccination, considérée comme le principal moyen de prévention contre la fièvre jaune.
«C’est le lieu d’inviter les populations à se faire vacciner contre la fièvre jaune parce qu’elle se prévient quand on est vacciné », a insisté le ministre de la Communication.
Malgré le nombre de cas enregistrés et le bilan de onze décès, le gouvernement se veut rassurant quant à l’étendue géographique de la maladie. À ce stade, les cas recensés restent concentrés dans le Bounkani, dans le Nord-Est du pays.
« Cette maladie est concentrée dans le Bounkani. Pour le moment, on n’a pas eu d’autres éléments qui montrent qu’elle est sortie de cette zone », a précisé Amadou Coulibaly.
Les autorités sanitaires poursuivent ainsi la surveillance de la situation afin de détecter d’éventuels nouveaux cas et d’empêcher une propagation vers d’autres régions. La disponibilité des vaccins doit également permettre d’accélérer la riposte si cela s’avère nécessaire.
Le gouvernement encourage donc les populations à ne pas céder à la panique, tout en respectant les mesures de prévention et en vérifiant leur statut vaccinal. La situation dans le Bounkani demeure suivie de près par les services compétents, alors que les autorités misent sur la vaccination et la surveillance épidémiologique pour contenir la fièvre jaune.
Djah OPELY












