@Informateur.ci- Deux banques ivoiriennes sont tombées dans une cyber-fraude massive aux faux ordres de virement depuis le Sénégal. Les deux banques ivoiriennes ciblées opéraient sur l’axe Abidjan-Dakar. L’arnaque qui a été découverte début octobre 2026 aura permis aux criminels de détourner un montant total colossal estimé à 2,574 milliards de F CFA, au préjudice de la Bridge Bank Group Côte d’Ivoire pour un préjudice de 1,924 milliard FCFA et de la Banque of Africa (BOA) Côte d’Ivoire pour un préjudice de 650 millions FCFA. Le mécanisme de cette escroquerie financière était bien rodé. L’arnaque reposait sur une technique de cybercriminalité et d’ingénierie financière s’étalant principalement entre le 10 août et le 27 septembre 2026. Le coup s’est déroulé en trois grandes étapes.
Tout a commencé par l’usage de faux ordres de virement. Les fraudeurs ont réussi à concevoir, falsifier et introduire de faux ordres de virement présentés comme parfaitement authentiques auprès des services financiers des deux banques à Abidjan. Les trompant totalement. Dans le cas de la BOA, les escrocs ont usurpé l’identité de la société financière Abco Bourse SA pour valider les transactions. Puis le transfert transfrontalier s’est fait vers des comptes de recel. En effet, une fois l’ordre de virement validé par les banques ivoiriennes en raison de failles de vérification, les fonds ont été immédiatement transférés vers des comptes ouverts par des particuliers ou des structures complices basés au Sénégal.
Les principaux mis en cause ont été déférés devant les instances compétentes à Dakar et placés sous mandat de dépôt. Sonnant la fin de la partie pour les escrocs.
Une fois l’arnaque réussie, le retrait des fonds à Dakar se fait presque instantanément. Pour blanchir l’argent et le rendre intraçable avant que l’alerte ne soit donnée, le réseau disposait de complices chargés de vider en un temps record les comptes au Sénégal. À titre d’exemple, sur les 650 millions FCFA détournés à la BOA, pas moins de 559 millions avaient déjà été retirés très rapidement en espèces. Mais il n’y a pas de crime parfait. L’arnaque a été découverte quand les banques ivoiriennes ciblées ont détecté les anomalies. Elles ont déposé plainte à Dakar le 30 septembre 2026.
Heureusement, l’intervention rapide de la Section de Recherches (SR) de la gendarmerie de Dakar a permis de stopper l’hémorragie et d’interpeller plusieurs suspects en flagrant délit dans des agences bancaires, alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer de nouveaux retraits frauduleux ou étaient en possession de chèques suspects. Les principaux mis en cause ont été déférés devant les instances compétentes à Dakar et placés sous mandat de dépôt. Sonnant la fin de la partie pour les escrocs.
Sir ALFRED












