@Informateur.ci- On n’en parle plus beaucoup, sans doute pour ne pas remuer le couteau dans une plaie trop douloureuse. Le Capitaine Anselme Séka Yapo, dit Séka Séka, ancien chef de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, alors Première Dame de Côte d’Ivoire, a été condamné à 20 ans de prison en août 2015 puis à perpétuité en 2016, par le Tribunal Militaire d’Abidjan. Depuis 15 ans, il est en prison. De lourdes accusations ont pesé sur lui. Il était poursuivi pour ‘’assassinat, meurtre, coups et blessures, et blanchiment d’argent pour l’acquisition d’armes’’.
En raison de la nature de ses condamnations, il ne bénéficie pas des mesures de grâce présidentielle et purge sa peine en détention à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA). Le Capitaine Séka Séka est, en fait, détenu depuis son arrestation le 15 octobre 2011 à l’aéroport d’Abidjan où il était en transit sous une fausse identité. Au terme de son premier procès en 2015, le capitaine Séka Séka a été condamné le 4 août de cette année-là à 20 ans de prison ferme par le Tribunal militaire d’Abidjan pour les faits mis à sa charge, suite à son rôle dans la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire.
Ses avocats ont régulièrement plaidé le doute dans les dossiers de l’accusation, soulignant le manque de témoins oculaires formels ou de preuves matérielles irréfutables le désignant directement comme l’auteur des faits dont il était accusé.
Lors de son second procès en février 2016, il est tombé sous le coup d’une condamnation, cette fois à la prison à perpétuité, avec le Général Bruno Dogbo Blé, pour « l’assassinat de l’ancien président Robert Guéi commis en 2002 ». Mais le Général Bruno Dogbo Blé, lui, n’est plus en détention. En effet, l’ancien commandant de la Garde Républicaine sous le président Laurent Gbagbo a été libéré le 22 février 2024, après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État Alassane Ouattara.
Séka Séka, lui, a toujours déclaré son innocence devant le tribunal. Lors de ses différents procès suite aux accusations liées à la crise post-électorale puis celui concernant l’assassinat du Général Robert, le Capitaine Anselme Séka Yapo a nié les faits qui lui étaient reprochés. Ses avocats ont régulièrement plaidé le doute dans les dossiers de l’accusation, soulignant le manque de témoins oculaires formels ou de preuves matérielles irréfutables le désignant directement comme l’auteur des faits dont il était accusé.
Mais le tribunal ne les a pas suivis. La sentence est tombée : 20 ans de prison ferme, puis la perpétuité. Et depuis, le Capitaine Séka Séka purge ses peines.
Sir ALFRED












