@informateur.ci- Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, les États-Unis ont conclu des accords avec plusieurs pays afin d’y transférer des étrangers qui ne peuvent pas être légalement renvoyés dans leur pays d’origine.
Selon une enquête journalistique internationale, plus de 25 000 personnes auraient ainsi été expulsées vers des pays tiers dans le cadre d’ententes conclues entre Washington et 35 États. Ces personnes, pour certaines, n’auraient pourtant aucun lien avec les pays chargés de les accueillir.
Les accords concernés auraient été négociés avec des pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique. Ils permettent aux autorités américaines de transférer des migrants ou des ressortissants étrangers vers ces territoires lorsque leur renvoi direct vers leur pays d’origine se heurte à des obstacles juridiques ou diplomatiques.
L’enquête fait état d’un dispositif largement négocié à huis clos. Les modalités précises de plusieurs de ces accords n’auraient pas été rendues publiques, notamment concernant les conditions d’accueil, la durée du séjour des personnes transférées ou encore les responsabilités assumées par les pays partenaires.
Cette politique s’inscrit dans le cadre du durcissement de la politique migratoire américaine engagé par l’administration Trump depuis son retour au pouvoir. Washington cherche notamment à accélérer les expulsions et à multiplier les possibilités de renvoi pour les personnes qui ne peuvent être immédiatement reconduites dans leur pays d’origine.
Le recours à des pays tiers soulève toutefois des interrogations sur les garanties accordées aux personnes concernées et sur les obligations des États qui acceptent de les accueillir. Les défenseurs des droits humains s’intéressent notamment aux conditions dans lesquelles ces transferts sont décidés et à la protection juridique dont bénéficient les personnes expulsées.
Avec ces accords, les États-Unis élargissent ainsi leur dispositif d’éloignement au-delà des frontières américaines, en s’appuyant sur un réseau de pays partenaires.
Djah OPELY












