@informateur.ci- Le partenariat entre le ministère ivoirien du Tourisme et l’Olympique de Marseille (OM) pour la promotion de la marque touristique « Sublime Côte d’Ivoire » suscite de nouvelles interrogations sur son coût et ses retombées. La députée Naya Jarvis Zamblé demande au gouvernement de faire toute la lumière sur les fonds engagés dans cette opération de communication internationale.
Conclu en 2023, l’accord de collaboration entre la Côte d’Ivoire et le club français vise à promouvoir la destination ivoirienne à travers les compétitions et les supports de communication de l’OM.
Selon les informations disponibles, ce partenariat représente un investissement d’environ 5 millions d’euros par an, soit près de 3,275 milliards de FCFA.
Le contrat ayant été prolongé en 2026 pour trois saisons supplémentaires, le montant total des engagements atteindrait 20 millions d’euros, soit plus de 13 milliards de FCFA. Un niveau de dépenses qui alimente le débat sur l’efficacité de cette stratégie de promotion touristique.
Dans une publication diffusée le lundi 20 juillet 2026 sur sa page Facebook, la parlementaire s’interroge sur les bénéfices réels de cette collaboration. Elle appelle le ministre du Tourisme à présenter devant l’Assemblée nationale un bilan détaillé des résultats obtenus grâce à ce partenariat.
Pour l’élue, plusieurs questions restent sans réponse. Elle souhaite notamment connaître les retombées concrètes de la récente venue de l’Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire. Si l’objectif était de promouvoir la destination ivoirienne, elle estime que l’événement aurait dû mettre en valeur plusieurs régions du pays, au-delà de la seule ville d’Abidjan.
Naya Jarvis Zamblé souligne que des villes comme Yamoussoukro, San Pedro, Korhogo ou d’autres localités disposent d’importants atouts culturels, historiques et naturels qui mériteraient une meilleure visibilité. Elle regrette également que les élus locaux soient peu associés à ce type d’initiatives, alors qu’ils connaissent les potentialités de leurs territoires.
La députée de la circonscription électorale de Gohitafla (qui inclut également les localités d’Iriéfla et Maminigui) évoque par ailleurs le contexte social, estimant que cette importante dépense publique intervient alors que certaines populations affectées par les opérations de déguerpissement attendent encore des réponses de l’État.
Tout en saluant la vision portée par le programme « Sublime Côte d’Ivoire », elle plaide pour une stratégie touristique davantage axée sur le développement des infrastructures, la valorisation des sites touristiques, l’implication des collectivités territoriales et des investissements dont les bénéfices seraient directement perceptibles par l’ensemble des Ivoiriens. Elle annonce que le débat se poursuivra prochainement à l’Assemblée nationale.
Djah OPELY












