@Informateur.ci- Depuis l’opération de déguerpissement à polémique menée à Koumassi Campement le 3 juin 2026, le site est devenu un espace vague où s’amoncellent au quotidien des piles d’ordures ménagères, le transformant en dépotoir. Face à ce constat qui leur fend le cœur, les déguerpis dudit site ont décidé de réagir pour nettoyer les lieux.
Depuis le 13 juillet 2026, ils ont lancé une opération de salubrité et d’assainissement pour marquer leur attachement à ce site où ils avaient leurs habitations, mais surtout pour soumettre à l’attention des autorités leur volonté de se réinstaller sur la parcelle, pour y reconstruire leurs maisons qui ont été détruites. Afin que les familles déplacées et les propriétaires des terrains qui sont aujourd’hui dispersées dans des écoles et chez des parents et amis, puissent revenir s’installer décemment avec leurs enfants, à la veille de la prochaine rentrée scolaire qui se profile déjà à l’horizon.
Aussi le Secrétaire général du Collectif des déguerpis de Koumassi Campement, Savadogo Mohamed, a-t-il lancé un appel aux autorités judiciaires et administratives pour clarifier en urgence le statut du site, vu la situation humanitaire difficile des déguerpis, pour permettre le retour des familles déplacées. Mais en pleine opération de salubrité le 13 juillet, les déguerpis de Koumassi Campement se sont vu signifier par des éléments du commissariat de police du 20e Arrondissement arrivés sur les lieux, que le terrain est placé sous scellés, conformément à un communiqué du Procureur de la République.
Puis les déguerpis ont été invités à des échanges avec les autorités policières au commissariat, pour mieux leur traduire leurs préoccupations. Au terme de ces échanges, les déguerpis ont fait savoir qu’ils entendent approcher les autorités judiciaires pour avoir de plus amples informations sur la mesure de mise sous scellés de la parcelle visée et la possibilité d’une réintégration rapide du site. Ils disent avoir confiance en la justice ivoirienne et espèrent que les autorités compétentes entendront leur cri de cœur.
Maurice Kouassi KONAN












