@informateur.ci- A Gaza, malgré le cessez-le-feu conclu par le Hamas et Israël, Tsahal continue d’opérer, sous le sempiternel prétexte de ‘’ viser des cibles du Hamas ’’ sans jamais le prouver, des frappes dans les territoires palestiniens, au nez et à la barbe de la Communauté internationale et sous le regard visiblement complaisant de l’Administration Trump à Washington qui continue de livrer des armes à Israël, alors que le nouveau président américain répète, tous le jours, vouloir mettre fin à la guerre au Proche-Orient.
Tel-Aviv viole de façon flagrante l’accord de trêve entre Israël et le Hamas entré en vigueur le 19 janvier 2025. Les autorités palestiniennes et le Hamas ont, en effet, annoncé, ce dimanche 16 février 2025, qu’un raid israélien a tué deux (2) policiers et grièvement blessé un troisième, dans le Sud de la bande de Gaza. Il s’agit d’agents de police qui étaient déployés pour sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire dans la zone d’al-Shawka, à l’Est de Rafah, à en croire le communiqué produit à ce sujet. Ce que l’armée israélienne a elle-même confirmé en affirmant avoir mené dans la bande de Gaza une frappe aérienne qui a atteint des personnes qui étaient, selon elle, ‘’armés et ‘’se dirigeaient vers les troupes israéliennes’’. La raison, pour ne pas dire la parole du plus fort, contre celle du plus faible, est toujours la meilleure.
La raison de ce regain de confiance et de défiance vis-à-vis de la communauté internationale qui exige la fin de la guerre, est la livraison d’une cargaison d’armes lourdes américaines il y a quelques heures à l’armée israélienne. La cargaison a été débarquée en Israël dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 février 2025. C’est le ministère israélien de la Défense qui a lui-même donné l’information dans un communiqué, au moment où le Secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, séjourne à Jérusalem pour échanger avec les dirigeants israéliens. Précisant que des ‘’bombes lourdes‘’ livrées par le gouvernement américain ont effectivement été reçues et déchargées en Israël. A quel jeu joue donc Donald Trump qui dit vouloir l’arrêt du conflit, mais qui arme dans le même temps Israël pour continuer ses bombardements qui ont déjà fait près de 50.000 morts à Gaza, principalement des civils?
C’est vouloir une chose et son contraire à la fois. Le fait est qu’Israël a le sentiment d’avoir eu la caution de Donald Trump pour reprendre et continuer la guerre à Gaza et dans les pays arabes du Proche-Orient. L’on s’en souvient, Donald Trump avait annoncé, au grand étonnement des observateurs, de l’ONU des médiateurs qui se démenaient pour obtenir la signature du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, sa décision d’autoriser la livraison à Israël d’une commande d’armes lourdes qui avait été gelée par son prédécesseur Joe Biden, vu les horribles massacres de civils palestiniens par Tsahal.
Pour justifier son acte, le président américain n’avait pas trouvé mieux que de brandir un argument mercantile, estimant que ces bombes lourdes devaient être livrées dès lors qu’Israël avait réglé le montant de la facture. Certes. Mais la Maison Blanche peut-elle ignorer le désastre humain causé par les bombes lourdes américaines livrées par Washington à Israël et placer les recettes des ventes d’armes à Israël au-dessus de la vie des civils palestiniens qui meurent par milliers. Si telle était la position de la Maison Blanche, on comprendrait difficilement que Donald Trump dise vouloir sincèrement la fin de la guerre à Gaza. Car, quand on veut mettre fin à un conflit, on n’arme pas l’un des belligérants. Cela tombe sous le sens.
KKM/informateur.ci












