@informateur.ci- Réunies à Gagnoa, les coopératives et acheteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire ont lancé un appel pressant aux autorités préfectorales des principales régions productrices afin d’obtenir le déstockage des volumes résiduels de cacao recensés par le Conseil du Café-Cacao (CCC). Leur porte-parole, Takry Groupi Stéphane, a souligné l’urgence de la situation à l’approche de la prochaine campagne agricole.
Selon lui, ces stocks, entreposés depuis plusieurs mois, existent bel et bien et peuvent être vérifiés. Afin d’étayer leurs préoccupations, les représentants du collectif ont déposé auprès des préfectures les rapports d’inventaire détaillés, accompagnés de propositions destinées à accélérer la résolution du dossier. Le président de la Société coopérative pour l’émergence des producteurs agricoles du Goh (SCEPAG) a insisté sur le caractère strictement administratif et constructif de cette démarche.
La rencontre, organisée au siège de la chefferie départementale de Garahio à Gagnoa, a réuni une vingtaine de chefs de villages ainsi que des responsables de coopératives venus de plusieurs localités, notamment Oumé, Sinfra, San Pedro, Soubré, Méagui et Touba.
Takry Groupi Stéphane a alerté sur la dégradation progressive de la qualité des fèves, stockées depuis près de sept mois. Malgré de multiples démarches individuelles et collectives auprès du CCC, de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) et des autorités locales, aucune solution concrète n’aurait encore été trouvée.
Au-delà du déstockage, le collectif s’inquiète des difficultés de financement qui menacent la prochaine campagne.
Les opérateurs, relais essentiels entre les producteurs et le marché, peinent à honorer leurs engagements bancaires alors que les établissements financiers tarderaient à débloquer les fonds nécessaires aux achats. Cette situation, conjuguée à la baisse de qualité et de quantité du cacao stocké, fait craindre des pertes importantes et des tensions sociales dans les zones de production.
Les coopératives appellent ainsi les pouvoirs publics à agir rapidement afin de préserver la stabilité de la filière et d’assurer le bon déroulement de la prochaine récolte.
Djah OPELY












