Malgré la décision de la Cour Suprême rendue le 1er juin dernier, en faveur de Nanan Boigny N’Dri III dans la crise cantonnale Akouè, Dahouet Augustin continue d’usurper le titre. Lui et sa mère Monique Dahouet qualifient cette décision de justice d’injuste. Estimant que seul le royaume de Sakassou a compétence sur la tradition Akan. Fort donc de ses convictions, Dahouet Augustin et ses partisans ont confisqué le tam-tam parleur et la chaise cantonale Akouè. Leur intention: empêcher l’intronisation officielle de Nanan Boigny N’Dri III. Face donc au refus de Dahouet de se soumettre à la loi et au regard de la gravité de la situation qui met à mal la tradition Akouè, le chef de terre de Kami, N’Guessan Amani Sylvain, a lancé un appel aux autorités. En effet, dans une déclaration produite, ce mercredi 28 juin, N’Guessan Amani Sylvain s’est offusqué de l’attitude de Dahouet Augustin. «Nous ne comprenons pas l’attitude de Dame Dahouet Monique et son Augustin Dahouet. Thiam Augustin, du non de règne Nanan Boigny N’Dri III, n’a pas demandé à naître dans la lignée de la chefferie Akouè, dans la famille des Boigny. Cet arrière-petit fils de la tante du président Houphouët-Boigny et donc conformément au fonctionnement du système matrilinéaire, a le droit d’hériter d’Houphouët-Boigny. D’ailleurs, Houphouët lui-même, l’avait dit publiquement sur les antennes de la télévision ivoirienne, avant sa mort, que ses héritiers sont des enfants de Thiam», relève le chef de terre de Kami. Et de poursuivre: «Ce n’est pas le royaume de Sakassou qui nomme les chefs dans le pays baoulé, loin s’en faut. Dans la modernité, les chefs étant la continuité de l’administration, leur choix est entériné par le ministère de tutelle, ministère de l’intérieur et de la sécurité”.
Nanan N’Guessan Amani Syvain a terminé ses propos sur une note d’interpellation. “Nous appelons les chefs traditionnels Akouè à appeler cette famille à l’ordre, pour éviter un bain de sang. Que le royaume de Sakassou, ne s’ingère pas dans les affaires de la chefferie Akouè. Chaque famille Akan, en général, Baoulé en particulière est autonome».
Armand Koffi
Correspondant régional











