@informateur- En Tunisie, l’élection présidentielle qui se tient le dimanche 6 octobre 2024 devait opposer le président sortant Kaīs Saïed à deux candidats, à savoir Zouhair Maghzaoui, ancien député de la Gauche panarabe qui se trouve être un ancien proche et soutien de Kaīs ; et Ayachi Zammel, un industriel, chef du Parti libéral, seul candidat à faire figure de véritable opposant face à Kaīs.
Hélas, le visage de ce scrutin s’est assombri. Après que trois candidats issus de l’opposition aient déjà été écartés par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), l’organe électoral en Tunisie, la justice tunisienne vient d’élaguer davantage la maigre liste des candidats en condamnant à une peine cumulée de 14 ans et 2 mois de prison le candidat de l’opposition Ayachi Zammel, pour des accusations de fraude supposée dans plusieurs affaires liées au parrainage dans le cadre de la présidentielle. Ce dernier actuellement en prison et donc hors course, il ne reste plus que deux candidats : le président sortant et son ancien ami Zouhair Maghzaoui de la Gauche panarabe.
Ce qui fait dire à une grande partie de l’opinion tunisienne et aux observateurs à travers le monde que l’élection présidentielle du 6 octobre 2024 est en réalité sans grand intérêt car déjà pliée à l’avance au profit du président Kaīs. Qui devrait, de l’avis général, remporter dès le scrutin du dimanche qu’il a placée sous verrou, pour s’octroyer un second mandat au palais de Carthage. D’autant plus qu’il n’y a pas jusque-là de date prévue pour un second tour.
DL/informateur.ci












