@informateur.ci- Le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Burkina Faso, a été désigné ce mardi président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES). Il succède au général Assimi Goïta, président de la transition malienne, à l’issue du sommet des chefs d’État de l’organisation tenu à Bamako.
Cette rencontre de haut niveau a réuni les dirigeants des trois pays membres de l’AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de cette alliance régionale, créée pour renforcer la coopération politique, sécuritaire et économique entre ces États sahéliens.
Selon le communiqué final du sommet, les chefs d’État ont procédé à l’examen de plusieurs dossiers stratégiques liés au fonctionnement de la Confédération. Les discussions ont notamment porté sur la mise en œuvre des décisions précédentes et sur le renforcement des mécanismes communs face aux défis sécuritaires et de développement auxquels la région est confrontée.
À l’issue des travaux, quatre protocoles additionnels au traité fondateur de l’AES ont été adoptés. Ces textes visent à préciser et renforcer les cadres de coopération entre les États membres, en particulier dans les domaines de la défense, de la diplomatie, de l’intégration économique et de la libre circulation.
La présidence tournante de l’AES est exercée pour une durée d’un an. En prenant la tête de la Confédération, le capitaine Ibrahim Traoré aura la charge de poursuivre les efforts d’harmonisation des politiques communes et de consolider l’unité des trois pays au sein de cette organisation régionale, devenue un acteur central du paysage politique et sécuritaire au Sahel.
Yannick KOBO













