@informateur.ci- Deux journalistes français sont détenus au Togo depuis le 27 juillet, alors qu’ils réalisaient un tournage pour l’émission documentaire «Les routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions. L’information, révélée par la presse togolaise, a été confirmée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.
Présentés par le Quai d’Orsay comme des «réalisateurs» employés par une société de production, les deux hommes font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction à Lomé. À ce stade, les autorités n’ont pas précisé les faits qui leur sont reprochés.
Le directeur général de Tony Comiti Productions, Patrice Lucchini, a assuré mercredi 19 août que les deux employés étaient «en règle». Selon lui, ils ont été interpellés dans le nord du pays alors qu’ils tournaient pour « Les routes de l’impossible ». L’arrestation serait intervenue dans la région de Kara, après que l’équipe eut dépassé une zone qui lui avait été déconseillée.
L’un des deux réalisateurs serait par ailleurs malade, selon leur société de production. Celle-ci affirme suivre leur situation et avoir assuré aux autorités que les deux hommes étaient en conformité avec les règles en vigueur.
Depuis leur arrestation, les deux Français ont bénéficié de trois visites consulaires, la première remontant au 27 juillet. Le ministère français des Affaires étrangères affirme que ses services à Paris et à Lomé sont mobilisés afin de veiller à leurs conditions de détention, à leur état de santé et au respect de leurs droits à la défense.
Les circonstances exactes de leur interpellation restent toutefois à éclaircir. Une partie du nord du Togo, notamment la région des Savanes, est soumise à un état d’urgence depuis 2022 en raison des incursions de groupes jihadistes venus notamment du Burkina Faso. Cette situation a entraîné un important renforcement du dispositif sécuritaire dans cette zone.
Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée sur les charges précises retenues contre les deux journalistes, ni sur la durée de leur détention.
Djah OPELY












