@informateur.ci- Le corps du sergent-chef Aimé Lamtou Coulibaly a été repêché, mardi 4 août 2026, dans l’un des lacs de Yamoussoukro, à proximité de la station Afriquiya. Dans un communiqué publié ce mardi 18 août, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Toumodi a apporté des précisions sur les circonstances de ce décès et appelé à la prudence.
Alertés après la découverte du corps, les agents de la Brigade de recherche et d’investigation de la Police nationale se sont rendus sur les lieux. Une enquête a été ouverte avec l’appui de la police scientifique. Selon le médecin requis pour constater le décès, celui-ci serait consécutif à une noyade.
Les premiers éléments de l’enquête font remonter les faits au lundi 3 août. Ce jour-là, le sergent-chef Aimé Lamtou Coulibaly aurait été impliqué dans un accident de la circulation qu’il aurait provoqué. Une altercation aurait ensuite éclaté avec un groupe d’individus qui lui auraient porté des coups.
À la suite de cet incident, il a été transporté par les sapeurs-pompiers à l’hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro, en compagnie d’une passagère de l’autre véhicule impliqué dans l’accident. Le militaire aurait toutefois quitté l’établissement avant de recevoir les soins prévus.
Le lendemain, mercredi 4 août, vers 11 heures, le sergent-chef a été aperçu au commissariat de police du 2e arrondissement de Yamoussoukro, accompagné d’un ami venu effectuer une démarche administrative. Quelques heures plus tard, vers 17 heures, les forces de l’ordre ont été informées de la découverte de son corps dans le lac situé près de la station Afriquiya.
Le parquet indique également que, selon des informations communiquées par son épouse et son chef d’unité, le sergent-chef Coulibaly avait des antécédents de troubles psychiatriques.
À ce stade, l’enquête se poursuit afin d’établir avec précision les circonstances et les causes de sa mort. Le procureur invite ainsi la population à éviter toute conclusion hâtive ou non étayée, susceptible de provoquer des tensions ou de troubler l’ordre public.
Le parquet rappelle que les investigations doivent permettre de faire toute la lumière sur ce décès.
Djah OPELY











