@informateur.ci- Au moins 19 éléphants sont morts depuis juin dans le sud du Kenya, principalement dans la région du parc national d’Amboseli. Les pachydermes, majoritairement des femelles et de jeunes mâles, présentent des symptômes similaires, notamment des difficultés respiratoires et une paralysie partielle les empêchant de se tenir debout. L’origine exacte de cette mortalité inhabituelle reste toutefois incertaine.
Face à cette situation, les autorités kényanes ont lancé des investigations pour déterminer les causes de cette hécatombe. Les vétérinaires sont particulièrement mobilisés dans la région d’Amboseli, célèbre pour ses importantes populations d’éléphants et sa vue spectaculaire sur le Kilimandjaro, situé de l’autre côté de la frontière avec la Tanzanie.
Selon les témoignages recueillis sur place, les animaux concernés commencent par marcher et respirer difficilement avant de devenir agités. Lorsque leur état s’aggrave, ils ne parviennent plus à se déplacer ni à rester debout. Certains agonisent pendant plusieurs jours avant de succomber.
Le Service kényan de la vie sauvage (KWS) privilégie pour l’heure la piste d’un empoisonnement. Une enquête préliminaire a révélé une forte concentration de cyanure dans les organismes de plusieurs éléphants. Les autorités soupçonnent notamment des pesticides utilisés dans des exploitations agricoles voisines.
Des tomates ont par ailleurs été retrouvées dans les estomacs de certains animaux. Les éléphants auraient pu être attirés par des plants situés dans des fermes proches du parc. Le KWS estime qu’une erreur humaine lors du mélange ou de l’utilisation d’un pesticide pourrait expliquer la présence d’une concentration élevée de cyanure.
Cette hypothèse est toutefois contestée par plusieurs spécialistes et acteurs locaux. Patrick Papatiti, responsable des opérations dans les terres communautaires d’Olgulului, estime notamment qu’une maladie pourrait être à l’origine des décès. Il souligne également qu’aucun autre animal, notamment les charognards, n’a été retrouvé mort après avoir été en contact avec les carcasses.
L’inquiétude s’est renforcée le 12 août avec la découverte de six autres éléphants morts dans la réserve voisine de Kimana. L’enquête se poursuit afin de déterminer si ces décès résultent d’un empoisonnement accidentel, intentionnel ou d’une maladie encore non identifiée. Les autorités kényanes restent mobilisées pour protéger les hardes d’éléphants de cette région emblématique.
Djah OPELY











