@informateur.ci- Au moins 11 personnes, dont trois enfants, ont été tuées samedi 15 août 2026 dans plusieurs frappes israéliennes visant le sud du Liban, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. Cette attaque est présentée comme la plus meurtrière depuis les accords conclus en juin entre Israël et le Liban.
À Ansar, au moins sept personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles trois enfants et deux femmes. À Deir Zahrani, deux autres personnes ont été tuées et neuf blessées. L’Agence nationale d’information (ANI) rapporte notamment qu’une maison située à la périphérie d’Ansar a été visée par des avions de combat israéliens.
L’armée israélienne affirme pour sa part avoir ciblé des « infrastructures terroristes du Hezbollah » dans les secteurs de Nabatiyé et d’Ansar. Selon sa porte-parole arabophone, Ella Waweya, ces frappes constituent une réponse à une attaque du Hezbollah contre des forces israéliennes dans une zone de sécurité prévue par l’accord.
Cette version est contestée par les autorités libanaises. Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé une nouvelle escalade, soulignant que les victimes d’Ansar, notamment les femmes et les enfants, ne constituaient pas des cibles militaires.
Le président libanais Joseph Aoun a également condamné les frappes et dénoncé les « violations répétées » de l’accord-cadre ainsi que du droit international relatif à la protection des civils. Selon la présidence, ces attaques constituent un « message clair » sur l’avenir du processus de négociation entre Beyrouth et Tel-Aviv.
Le Hezbollah a, de son côté, menacé Israël d’une « riposte appropriée ». Ces tensions interviennent alors qu’un huitième cycle de négociations entre Israël et le Liban est prévu à Rome au début du mois de septembre. La poursuite des violences pourrait ainsi peser lourdement sur les discussions à venir.
Djah OPELY











