@ingormateur.ci- Un tribunal syrien a condamné mardi 11 août l’ancien président Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace pour des crimes commis durant les treize années de guerre civile en Syrie. Son frère Maher al-Assad et plusieurs anciens responsables militaires et sécuritaires ont également été condamnés à la peine capitale.
Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a reconnu Bachar al-Assad coupable de « crimes contre l’humanité et de crimes de guerre». Les charges retenues comprennent notamment des assassinats prémédités, des meurtres intentionnels, des actes de torture ayant entraîné la mort et des privations de liberté.
Le dirigeant déchu n’a pas comparu à l’audience. Il s’est réfugié à Moscou en décembre 2024 après la chute de son régime, lorsque les forces rebelles se sont emparées de Damas. Cette condamnation constitue l’un des premiers jugements visant directement les responsables de l’ancien pouvoir depuis l’installation des autorités de transition.
Parmi les condamnés figurent également Maher al-Assad, ancien chef de la 4e division de l’armée, l’ex-ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, ancien responsable des renseignements militaires à Deraa. Tous ont été reconnus coupables de faits qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Seul Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa, a comparu devant le tribunal. Lui aussi a été condamné à mort. Il était notamment accusé d’avoir participé à la répression du soulèvement déclenché en mars 2011 dans cette ville.
La guerre syrienne avait commencé après la répression de manifestations réclamant des réformes démocratiques, dans le contexte des Printemps arabes. Le conflit a fait plus d’un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et entraîné la disparition de dizaines de milliers d’autres.
Les autorités de transition, arrivées au pouvoir après la chute de Bachar al-Assad, ont promis de poursuivre les responsables des exactions commises sous son régime. Les organisations de défense des droits humains et plusieurs gouvernements étrangers avaient également appelé à la mise en place d’une justice transitionnelle.
Djah OPELY












