@Informateur.ci- Dans la guerre au Soudan, les autorités soudanaises et le Général Abdel Fattah Al-Burhan, chef de l’Armée régulière (FAS), peuvent-ils réellement donner des leçons au Général Mohamed Hamdan Daglo, Commandant des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en ce qui concerne le pillage illégal de l’or du pays ? La question se pose d’autant plus que les deux parties en conflit sont mises en cause dans l’exploitation clandestine des mines d’or dans les territoires sous leur contrôle respectif.
Depuis quelque temps, l’armée soudanaise affirme traquer les paramilitaires du FSR trafiquants d’or à la frontière égyptienne. Une opération sécuritaire conjointe pour lutter contre les trafiquants d’or est même menée depuis plusieurs jours par le Soudan et l’Égypte, chacun de son côté de la frontière commune. Khartoum pointe du doigt les paramilitaires du FSR qu’il accuse de se livrer à un trafic d’or illégal à des fins d’enrichissement personnel et de financement de la guerre. Le chef des paramilitaires soudanais, Mohamed Hamdan Daglo dit Hemetti, est accusé de s’être immensément enrichi grâce à ce trafic illégal.
Mais la réalité est que les forces régulières soudanaises sont également indexées dans le pillage des ressources aurifères du pays. L’armée gouvernementale soudanaise est aussi accusée d’exploiter illégalement l’or des zones aurifères sous son contrôle, pour financer l’effort de guerre en dehors de toute transparence budgétaire.
Selon les sources locales, des proches et parents du Général Al-Burhan seraient très actifs dans ce trafic d’or particulièrement lucratif. Si bien que les sanctions internationales au niveau des États-Unis, de l’ONU, de l’Union Européenne et de plusieurs capitales européennes concernant le pillage de l’or soudanais, frappent de façon égale les deux camps. Le Soudan est ainsi privé des ressources aurifères qui devraient servir au pays, au grand dam des populations qui paient un lourd tribut à la guerre entre les deux Généraux, anciens alliés devenus rivaux, depuis l’éclatement du conflit en 2023.
Sir ALFRED











