@informateur.ci- La frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta est le théâtre d’un drame humain d’une ampleur exceptionnelle. Selon plusieurs médias espagnols, au moins 57 migrants ont perdu la vie en tentant de rejoindre Ceuta à la nage ces derniers jours. Les opérations de recherche se poursuivent, laissant craindre un bilan encore plus lourd.
À Fnideq, ville marocaine située à proximité de Ceuta, de nombreux témoins racontent avoir assisté à des scènes particulièrement éprouvantes. Entre noyades, chutes mortelles et tentatives de traversée avortées, les récits illustrent les dangers extrêmes de cette portion de la Méditerranée, connue pour ses courants marins particulièrement puissants. Parmi les victimes recensées figureraient au moins 18 personnes mortes par noyade.
Parallèlement, les autorités espagnoles indiquent que plus de 50 000 migrants ont réussi à pénétrer illégalement dans l’enclave ces derniers jours. Toutefois, environ 48 300 personnes auraient déjà quitté Ceuta, dans le cadre de retours massifs organisés par les autorités.
Cette arrivée sans précédent a provoqué une vive tension diplomatique entre Madrid et plusieurs partenaires européens. Certains responsables politiques ont appelé à des mesures exceptionnelles concernant l’espace Schengen. Selon les informations rapportées, la dirigeante italienne Giorgia Meloni a annoncé la suspension, pour une durée d’un mois à compter du 1ᵉʳ août, de l’application des dispositions de Schengen avec l’Espagne.
En déplacement à Ceuta, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé une « attaque » ainsi qu’une « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Les autorités cherchent désormais à contenir la situation tout en renforçant la surveillance de la frontière.
Selon plusieurs témoignages, cette vague de traversées aurait été alimentée par des rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux évoquant une prétendue ouverture de la frontière entre le Maroc et Ceuta. Ces informations auraient circulé après une décision rendue le 8 juillet par la Cour suprême espagnole concernant les procédures d’expulsion des migrants arrivés par voie maritime.
Djah OPELY












