@informateur.ci- Le candidat sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations unies, Macky Sall, a présenté jeudi 23 juillet sa vision de l’avenir de l’organisation lors d’un débat public organisé à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Seul représentant africain parmi les six prétendants en lice pour succéder à Antonio Guterres, l’ancien président du Sénégal a mis en avant son expérience de chef d’État et sa maîtrise des grands enjeux internationaux.
Face à cinq autres candidats originaires d’Amérique latine, Macky Sall a développé un projet axé sur la réforme de l’ONU, la restauration de la confiance entre les États membres et une gouvernance mondiale plus efficace. Il a insisté sur la nécessité de rendre l’organisation plus agile, tout en renforçant sa capacité d’action, notamment dans les zones de conflit.
Interrogé sur la réforme du Conseil de sécurité, un sujet récurrent des débats internationaux, le candidat sénégalais a reconnu que cette évolution dépend avant tout des États membres. Il a toutefois affirmé qu’en tant que Secrétaire général, il mettrait à profit son influence pour favoriser le dialogue et contribuer à débloquer les discussions sur cette question sensible.
L’un des temps forts de son intervention a porté sur les difficultés de financement auxquelles sont confrontés les pays en développement. Macky Sall a estimé que le véritable problème ne réside pas uniquement dans le niveau de leur dette, mais surtout dans les conditions d’emprunt particulièrement coûteuses qui leur sont imposées. Selon lui, ces pays supportent des taux de financement pouvant être cinq à huit fois supérieurs à ceux des économies développées.
Pour corriger cette situation, il a proposé l’ouverture d’un cadre de concertation réunissant les États membres, les institutions de Bretton Woods, les bailleurs multilatéraux, les agences de notation, le secteur privé et la société civile.
L’objectif serait de définir des mécanismes garantissant un accès plus équitable aux financements internationaux et de favoriser une meilleure mobilisation des investissements privés afin de compléter des financements publics jugés insuffisants.
Autre particularité remarquée durant cette rencontre : alors que les autres candidats et les modérateurs s’exprimaient en anglais, Macky Sall a choisi de présenter l’essentiel de son intervention en français, l’une des langues officielles des Nations unies. Il n’est passé à l’anglais qu’au moment de son allocution de clôture, marquant ainsi son attachement à la diversité linguistique au sein de l’organisation internationale.
Djah OPELY












