@informateur.ci- La lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire continue d’enregistrer des avancées significatives. Le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Epiphane Zoro Bi Ballo, a annoncé, jeudi 4 juin 2026 à Abidjan-Plateau, que 25 procès-verbaux d’enquête ont été transmis au Pôle pénal économique et financier (PPEF). Ces procédures ont conduit à l’interpellation puis au déferrement de 30 personnes soupçonnées d’actes de corruption.
S’exprimant lors de la deuxième édition de la tribune « Les Grands RDV de l’AIP », le président de la HABG a précisé que l’institution a examiné 92 dossiers au cours de ses activités récentes. Ces analyses ont abouti à l’ouverture de 53 enquêtes portant sur diverses allégations de corruption et de mauvaise gouvernance.
Selon Epiphane Zoro Bi Ballo, les signalements reçus concernent principalement plusieurs secteurs sensibles de l’administration publique, notamment l’Intérieur et la Sécurité, la Santé, la Construction, l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur ainsi que la Défense.
Parmi les affaires traitées, il a évoqué l’interpellation de trois agents du secteur de la santé à la suite d’une dénonciation faisant état de paiements irréguliers exigés à des patients en dehors des procédures officielles. Une autre opération a permis l’arrestation en flagrant délit d’un agent public accusé de réclamer entre 500 000 FCFA et un million FCFA pour la délivrance d’Attestations de concession définitive (ACD).
Pour le président de la HABG, ces résultats démontrent que les mécanismes de lutte contre la corruption produisent des effets tangibles et contribuent au renforcement de la transparence dans la gestion publique.
La Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif juridique à travers plusieurs textes visant à protéger les dénonciateurs et les témoins d’actes de corruption. Le pays a également ratifié, en 2012, les conventions des Nations unies et de l’Union africaine contre la corruption.
Créée par l’ordonnance n°2013-661 du 20 septembre 2013, la HABG a pour mission de prévenir, détecter et contribuer à la répression des infractions liées à la corruption et aux pratiques assimilées.
Djah OPELY












